Le TPB 6 de la série Department of Truth , récemment sorti, est plaisant mais trop court sur le fil principal. Poussé par Cole, Lee est décidé à dire la vérité, à la faire éclater en public, afin que le Département retrouve une vraie direction, perdue depuis la démission de Nixon et la mise en roue libre de l’agence. Mais quel serait l’effet d’une telle entrée dans la lumière ? Si Cole et Ruby, de plus en plus dubitatifs sur leurs propres activités, espèrent qu’elle permettra de (re)mettre vraiment le Département au service de l’amélioration de la vie des gens, Lee, même s’il a parlé au mari journaliste de Cole, hésite sur le bien fondé de son acte. Il doute tant que, malgré une longue conversation sous les étoiles avec son vieil ami The Hat, il finit par aller proposer ses services à un Président qui a érigé les contre-vérités en réalité révélée, et les faits alternatifs en arguments politiques. Qu’adviendra-t-il alors ? On peut craindre le pire. Episodes de transition ici, d’autant p...
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Commentaires
Et j'en attends beaucoup, tant j'ai été époustouflé par "Le fleuve des dieux".
Ces deux livres ont beaucoup en commun, un pays peu traité en science-fiction, le destin emmêlé de plusieurs personnages, mais ils nous parlent différemment. Le Fleuve des dieux nous invitait à découvrir l'Inde par le prisme déformant d'un futur assez éloigné, 50 ans. La Maison des derviches, situé demain ou presque (dans quinze ans) est un roman qui parle à l'européen et qui lui montre qu'un changement de barycentre de l'Europe est peut-être ce qui peut lui arriver de mieux, en tout cas ce n'est pas la fin du monde, ou la fin d'une civilisation.
La Maison des derviches est plus maîtrisé (notamment au niveau du scénario), plus resserré, on souffre moins du côté soupe d'idées, trente à la page, il y a moins de termes étrangers dans la prose qui coule mieux (La maison ocule mieux que le Fleuve, tout va bien). J'aime beaucoup les deux, Le Fleuve des Dieux touche le lecteur de SF que je suis, La Maison des derviches me touche en tant qu'européen qui n'a jamais mis les pieds en Turquie et le regrette.
Il ne reste plus qu'à l'acheter maintenant...
Merci Gilles ! ;)