Un père décide de descendre aux Limbes pour sauver sa fille, Jade, qui s’est suicidée. Au fil d’une lente pérégrination il chemine vers elle, qui l’attend ou pas. Il espère la ramener. Y parviendra-t-il ? Le Pèse-Dieu est le dernier roman de Ian Soliane . L’auteur y aborde une fois encore les deux questions du deuil et de l’incompréhension fondamentale entre IA et humanité. Les deux étant liées, me semble-t-il, car comment l’IA, qui n’a aucune occasion de l’éprouver, pourrait-elle comprendre le deuil ? Dans ce court et dense roman, Soliane raconte la catabase de son héros (anonyme car, face au deuil, tous sont égaux ou, au moins, génériques) . L’homme n’est pas Orphée . Il ne cherche pas sa femme, si vite perdue, mais sa fille, suicidée trop jeune, à 22 ans. Il ne descend pas aux Enfers mais entre dans les Limbes, le serveur géant de simulation dans lequel sont envoyées post-mortem les consciences qui le souhaitent. Il n’a pas à supplier Hadès et Perséphone, ni à charmer quiconque pa...
- Obtenir le lien
- X
- Autres applications

Commentaires
Et j'en attends beaucoup, tant j'ai été époustouflé par "Le fleuve des dieux".
Ces deux livres ont beaucoup en commun, un pays peu traité en science-fiction, le destin emmêlé de plusieurs personnages, mais ils nous parlent différemment. Le Fleuve des dieux nous invitait à découvrir l'Inde par le prisme déformant d'un futur assez éloigné, 50 ans. La Maison des derviches, situé demain ou presque (dans quinze ans) est un roman qui parle à l'européen et qui lui montre qu'un changement de barycentre de l'Europe est peut-être ce qui peut lui arriver de mieux, en tout cas ce n'est pas la fin du monde, ou la fin d'une civilisation.
La Maison des derviches est plus maîtrisé (notamment au niveau du scénario), plus resserré, on souffre moins du côté soupe d'idées, trente à la page, il y a moins de termes étrangers dans la prose qui coule mieux (La maison ocule mieux que le Fleuve, tout va bien). J'aime beaucoup les deux, Le Fleuve des Dieux touche le lecteur de SF que je suis, La Maison des derviches me touche en tant qu'européen qui n'a jamais mis les pieds en Turquie et le regrette.
Il ne reste plus qu'à l'acheter maintenant...
Merci Gilles ! ;)