Un robot rend visite à un autre robot. Ils se connaissent depuis longtemps. Ils ont vécu quantité d'aventures ensemble. Chacun est pour l'autre ce qui ressemble le plus à un ami. Lavie Tidhar place son récit dans un monde où humains normaux, humains modifiés (volontairement ou à leur corps défendant) et robots, entres autres, cohabitent et vivent, semble-t-il, en aussi bonne intelligence que possible dans un système solaire qui connut de longues et cruelles guerres auxquelles les deux compères participèrent. Nihil novi sub sole. Mais, pour l'instant, la paix règne, seuls subsistent les vestiges des conflits. Et un vieil ami peut aller voir son vieil ami pour se souvenir du bon vieux temps. Solarpunk sans doute (ce genre a des fans dont je ne suis pas) , fiction panier, salvaging SF, Joiner and Rust ( de Lavie Tidhar et lisible ici ) est tout cela et donc autant dire qu'il ne m'a guère captivé. Mais le monde est si plein de belles personnes que je ne doute pas qu...
- Obtenir le lien
- X
- Autres applications

Commentaires
Et j'en attends beaucoup, tant j'ai été époustouflé par "Le fleuve des dieux".
Ces deux livres ont beaucoup en commun, un pays peu traité en science-fiction, le destin emmêlé de plusieurs personnages, mais ils nous parlent différemment. Le Fleuve des dieux nous invitait à découvrir l'Inde par le prisme déformant d'un futur assez éloigné, 50 ans. La Maison des derviches, situé demain ou presque (dans quinze ans) est un roman qui parle à l'européen et qui lui montre qu'un changement de barycentre de l'Europe est peut-être ce qui peut lui arriver de mieux, en tout cas ce n'est pas la fin du monde, ou la fin d'une civilisation.
La Maison des derviches est plus maîtrisé (notamment au niveau du scénario), plus resserré, on souffre moins du côté soupe d'idées, trente à la page, il y a moins de termes étrangers dans la prose qui coule mieux (La maison ocule mieux que le Fleuve, tout va bien). J'aime beaucoup les deux, Le Fleuve des Dieux touche le lecteur de SF que je suis, La Maison des derviches me touche en tant qu'européen qui n'a jamais mis les pieds en Turquie et le regrette.
Il ne reste plus qu'à l'acheter maintenant...
Merci Gilles ! ;)