Les Péchés des enfants - Adrian Tchaikovsky

Dans le Bifrost 124 , il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction (dans laquelle Roland Lehoucq décortique le film Projet Dernière Chance ) , etc. Il y a un édito d'Olivier Girard qui parle de confiance dans le monde du livre, confiance entre les petites mains, par-delà la valse des généraux, confiance qui permet de travailler et de continuer à le faire en dépit des vicissitudes capitalistiques. Chroniquant le Trois Oboles pour Charon de Frank Ferric, j’écrivais « L’absurdité du conflit des hommes est le seul spectacle que l’éternité lui offre » . Je m’y tiens. Dans le Bifrost 124 , il y a un volumineux dossier sur le très prolifique et insaisissable Antoine Volodine. L’homme a ses fans, je n’en suis pas, je n’ai donc pas grand-chose à en dire si ce n’est que le dossier semble vraiment très complet, comprenant notamment une longue interview réalisée par Hugues Robert. Il y a aussi dans le Bifrost 124 , une courte et intéressante nouvelle d’Adria...

La maison des derviches


Sortie sous une très belle couverture (et souvent en rayon blanche, attention, les libraires sont parfois décontenancés par l'objet et ne parviennent pas à associer derviches, Istanbul et nouvelles technologies) de "La maison des derviches", du conteur SF épique Ian McDonald. Il est chroniqué ici depuis un an. Je le recommandais fortement quand il n'existait qu'en VO, je ne peux pas faire moins pour la VF.

La maison des derviches, Ian McDonald

Commentaires

Efelle a dit…
Et je le lirai comme précisé sans doute dans ton article sur la VO mais j'ai la flemme d'aller vérifier.
Gromovar a dit…
Pourtant, l'oisiveté est la mère de tous les vices.
Lorhkan a dit…
Je le lirai, sans aucun doute.
Et j'en attends beaucoup, tant j'ai été époustouflé par "Le fleuve des dieux".
Gromovar a dit…
Imho, c'et mieux que Le fleuve des dieux.
Gilles Dumay a dit…
Si on permet à l'éditeur de donner son avis...
Ces deux livres ont beaucoup en commun, un pays peu traité en science-fiction, le destin emmêlé de plusieurs personnages, mais ils nous parlent différemment. Le Fleuve des dieux nous invitait à découvrir l'Inde par le prisme déformant d'un futur assez éloigné, 50 ans. La Maison des derviches, situé demain ou presque (dans quinze ans) est un roman qui parle à l'européen et qui lui montre qu'un changement de barycentre de l'Europe est peut-être ce qui peut lui arriver de mieux, en tout cas ce n'est pas la fin du monde, ou la fin d'une civilisation.
La Maison des derviches est plus maîtrisé (notamment au niveau du scénario), plus resserré, on souffre moins du côté soupe d'idées, trente à la page, il y a moins de termes étrangers dans la prose qui coule mieux (La maison ocule mieux que le Fleuve, tout va bien). J'aime beaucoup les deux, Le Fleuve des Dieux touche le lecteur de SF que je suis, La Maison des derviches me touche en tant qu'européen qui n'a jamais mis les pieds en Turquie et le regrette.
Lorhkan a dit…
Vendu !
Il ne reste plus qu'à l'acheter maintenant...

Merci Gilles ! ;)
Gromovar a dit…
@ Gilles = Globalement d'accord avec toi. Et j'aime les deux mais j'ai pris plus de plaisir aux Derviches.
Gilles Dumay a dit…
By the way, is not the good cover...
Gromovar a dit…
On m'aurait menti ?