La Mort à lunettes - Tome - Goffaux - Redj

Il y a des albums qui montrent et d'autres qui laissent déduire. " La Mort à lunettes " est de la seconde catégorie, tout le suggère. Son titre d'abord, dont on dira qu'il est énigmatique. Son début ensuite, violent et tragique, qu'on relit les premières pages passées en observant mieux les visages pour être sûr que c'est bien un flashforward – et donc toute la suite un flashback. Ses ellipses enfin, nombreuses, qui disent une biographie seulement par les portes qu'elle ferme lors d'un road trip final de New-York à Las Vegas aux début des années 2000, entre tournée d'adieu et baroud d'honneur pour Malcolm/Malek, un jeune noir new-yorkais converti à l'Islam en prison puis enrôlé dans un programme de com' de l'US Army. Un voyage conclusif avant l'Afghanistan que Malek entreprend avec l'aide et la compagnie d'Alexander, un vieux juif exilé à NY rencontré par hasard à l'église dans laquelle Malek fait le ménage. Le v

La maison des derviches


Sortie sous une très belle couverture (et souvent en rayon blanche, attention, les libraires sont parfois décontenancés par l'objet et ne parviennent pas à associer derviches, Istanbul et nouvelles technologies) de "La maison des derviches", du conteur SF épique Ian McDonald. Il est chroniqué ici depuis un an. Je le recommandais fortement quand il n'existait qu'en VO, je ne peux pas faire moins pour la VF.

La maison des derviches, Ian McDonald

Commentaires

Efelle a dit…
Et je le lirai comme précisé sans doute dans ton article sur la VO mais j'ai la flemme d'aller vérifier.
Gromovar a dit…
Pourtant, l'oisiveté est la mère de tous les vices.
Lorhkan a dit…
Je le lirai, sans aucun doute.
Et j'en attends beaucoup, tant j'ai été époustouflé par "Le fleuve des dieux".
Gromovar a dit…
Imho, c'et mieux que Le fleuve des dieux.
Gilles Dumay a dit…
Si on permet à l'éditeur de donner son avis...
Ces deux livres ont beaucoup en commun, un pays peu traité en science-fiction, le destin emmêlé de plusieurs personnages, mais ils nous parlent différemment. Le Fleuve des dieux nous invitait à découvrir l'Inde par le prisme déformant d'un futur assez éloigné, 50 ans. La Maison des derviches, situé demain ou presque (dans quinze ans) est un roman qui parle à l'européen et qui lui montre qu'un changement de barycentre de l'Europe est peut-être ce qui peut lui arriver de mieux, en tout cas ce n'est pas la fin du monde, ou la fin d'une civilisation.
La Maison des derviches est plus maîtrisé (notamment au niveau du scénario), plus resserré, on souffre moins du côté soupe d'idées, trente à la page, il y a moins de termes étrangers dans la prose qui coule mieux (La maison ocule mieux que le Fleuve, tout va bien). J'aime beaucoup les deux, Le Fleuve des Dieux touche le lecteur de SF que je suis, La Maison des derviches me touche en tant qu'européen qui n'a jamais mis les pieds en Turquie et le regrette.
Lorhkan a dit…
Vendu !
Il ne reste plus qu'à l'acheter maintenant...

Merci Gilles ! ;)
Gromovar a dit…
@ Gilles = Globalement d'accord avec toi. Et j'aime les deux mais j'ai pris plus de plaisir aux Derviches.
Gilles Dumay a dit…
By the way, is not the good cover...
Gromovar a dit…
On m'aurait menti ?