Fables 10 - Willingham - Buckingham

Dernière chronique courte (a priori) de la période, cette fois pour dire un mot du dernier tome de la série Fables chez Urban Nomad. C’est la conclusion – attendue et redoutée – d’une série fleuve d’une qualité rarement atteinte. Ultime confrontation entre Cendrillon et Frau Totenkinder. Deuil et destruction. Fableville finie, les Communs découvre les Fables. Les deux espèces cohabiteront. Le monde des Communs, qui jusqu’ici ne l’était pas, deviendra progressivement un monde magique. Quant à l’épopée épique, elle se termine sur le climax de la montée aux extrêmes entre Rose Rouge et Blanche Neige. Tu ne connaîtras l’issue de cette confrontation sororicide, lecteur, qu’après avoir lu cet ultime opus. Ceci fait, tout ayant été écrit et accompli, les auteurs – singulièrement Willingham et Buckingham – disent au revoir à une bonne partie de leurs personnages avec une succession de « Dernière histoire de... » qui permet de voir une dernière fois les nombreux êtres, si riches et ...

Cthulhoo, Nyarli et les 101 Shoggis


Rien de bien transcendant, mais un petit plaisir d’amusement à lire cet "Appel de Cthulhoo" réalisé par François Launet.

Reprenant en VF les strips lovecraftiens comiques (l’association des adjectifs peut étonner) parus sur le Unspeakable Vault of Doom entre 2003 et 2005, il donne l’occasion au lecteur de retrouver, mis en scène dans de mignonnes petites aventures, le grand Cthulhoo, Nyarli, les Shoggis, Tindalou, les Cultistes, les Pwofons, Shoubi, Ygo, Yogzotot, Dagoune, et, last but not least, ‘Zathoth.

Si on ne connait pas ces personnages, inutile de lire la BD on n’y comprendra rien.
Les connaisseurs en revanche - sauf les puristes qui considèrent qu’on ne doit pas rire avec le Mythe - apprécieront de retrouver ces sombres héros dans des situations humoristiques inspirées tant par les histoires de Lovecraft que par la vulgate qui en a découlé. Même si ce genre de BD parodique n’est pas toujours fin, ce qui se donne à voir ici est assez souvent drôle, avec une mention spéciale pour les Shoggis dont la stupidité crasse fait mouche à tous les coups.
Le traitement naïf et enfantin des Anciens ajoute au côté amusant ; on peut même dire que leur insouciance à l’humanité est fidèle à la pensée de Lovecraft.

"La crypte de l'indicible" est une BD à laisser dans les toilettes pour s’en lire une ou deux pages à chaque visite.

L’appel de Cthulhoo, t1 La crypte de l’indicible, François Launet

Commentaires

Ça existe "les puristes qui considèrent qu'on ne doit pas rire avec le Mythe" ?
Gromovar a dit…
Carrément. Qui regrettent la puérilisation de Cthulhu.
Alias a dit…
Je me disais bien que j'avais oublié d'acheter un truc à la JE/CC le mois passé...
Anonyme a dit…
Ah, mais c'est "The Unspeakable Vault of Doom" en fait. Il fallait le dire plus tôt:)

Verti