The Everlasting - Alix E. Harrow

Mais que diable suis-je allé faire dans cette galère ? C’est la question que je me pose en effet. Pris de folie, j’ai acheté le dernier Prix Hugo, The Everlasting d’Alix E. Harrow. Mal m’en a pris. Long story short, The Everlasting est l’histoire d’Owen Mallory, un jeune chercheur raté envoyé à son corps défendant 900 ans dans le passé pour documenter la vie d'Una, une orpheline devenue une chevalière légendaire, vainquant des périls sans nom avant de mourir pour sa reine et sa patrie. C’est une histoire de boucle temporelle dans laquelle il s’avère vite que l’Histoire est manipulée par une femme ambitieuse qui construit de toutes pièces sa grandeur en construisant celle de son pays. C’est aussi une histoire d’amour (hélas) entre Owen le moderne et Una l’historique. Voilà. Le monde de Dominion, la patrie du héros, ressemble beaucoup à l’Angleterre de l’après-Seconde Guerre mondiale. La légende dite dans le roman ressemble, par ses personnages, à la légende arthurienne. S’y ajout...

Cthulhoo, Nyarli et les 101 Shoggis


Rien de bien transcendant, mais un petit plaisir d’amusement à lire cet "Appel de Cthulhoo" réalisé par François Launet.

Reprenant en VF les strips lovecraftiens comiques (l’association des adjectifs peut étonner) parus sur le Unspeakable Vault of Doom entre 2003 et 2005, il donne l’occasion au lecteur de retrouver, mis en scène dans de mignonnes petites aventures, le grand Cthulhoo, Nyarli, les Shoggis, Tindalou, les Cultistes, les Pwofons, Shoubi, Ygo, Yogzotot, Dagoune, et, last but not least, ‘Zathoth.

Si on ne connait pas ces personnages, inutile de lire la BD on n’y comprendra rien.
Les connaisseurs en revanche - sauf les puristes qui considèrent qu’on ne doit pas rire avec le Mythe - apprécieront de retrouver ces sombres héros dans des situations humoristiques inspirées tant par les histoires de Lovecraft que par la vulgate qui en a découlé. Même si ce genre de BD parodique n’est pas toujours fin, ce qui se donne à voir ici est assez souvent drôle, avec une mention spéciale pour les Shoggis dont la stupidité crasse fait mouche à tous les coups.
Le traitement naïf et enfantin des Anciens ajoute au côté amusant ; on peut même dire que leur insouciance à l’humanité est fidèle à la pensée de Lovecraft.

"La crypte de l'indicible" est une BD à laisser dans les toilettes pour s’en lire une ou deux pages à chaque visite.

L’appel de Cthulhoo, t1 La crypte de l’indicible, François Launet

Commentaires

Ça existe "les puristes qui considèrent qu'on ne doit pas rire avec le Mythe" ?
Gromovar a dit…
Carrément. Qui regrettent la puérilisation de Cthulhu.
Alias a dit…
Je me disais bien que j'avais oublié d'acheter un truc à la JE/CC le mois passé...
Anonyme a dit…
Ah, mais c'est "The Unspeakable Vault of Doom" en fait. Il fallait le dire plus tôt:)

Verti