De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

Décevant


Je suis un vrai amateur des romans de RC Wilson et un fanatique de la littérature post-ap ; "Julian Comstock" avait donc à priori tout pour me plaire. Au 22ème siècle, le monde est revenu au niveau technologique du 18ème siècle à cause de la fin de ce que Wilson nomme "l'efflorescence du pétrole". Passés "la chute des cités" et "la fausse tribulation", une version déformée de la société américaine, féodale et cléricale, s'est mise en place. Julian Comstock, jeune aristocrate voué à la mort par son oncle, le tyrannique Président Deklan, part à la guerre, devient un héros, devient Président après un coup d'Etat, s'attaque à la toute puissance de l'Eglise et meurt de la variole.
Fourmillant d'idées, le roman ne sait jamais devenir intéressant, par la faute d'un narrateur, proche de Comstock, falot et absurde, et d'une trame narrative désespérément lente et tangentielle. Quand au contexte post-ap, il n'est qu'un décor, jamais utilisé, sauf pour justifier la volonté, avortée, d'une Renaissance. Une vraie déception.
Julian Comstock, Robert Charles Wilson

Commentaires

El Jc a dit…
Voilà qui n'engage pas à découvrir ce titre. Merci à toi d'avoir essuyé les plâtres.
Gromovar a dit…
C'est un très étrange ouvrage, à la limite de l'exercice de style.
Efelle a dit…
Ouille mais j'irai quand même me faire ma propre opinion...
Gromovar a dit…
Bon courage ;-)
arutha a dit…
Je vais vraiment finir par me demander si sa seule réussite n'est pas Spin que le n'ai toujours pas lu. J'en suis déjà à quatre livres de l'auteur. Ca commence à faire pas mal.
Gromovar a dit…
"Les chronolithes" c'est très bien aussi. "Spin" est hors compétition. "Blind lake" m'a laissé un bon souvenir. Après, le reste...
C'est vrai que je le trouve très inégal.
Merci pour le retour. On verra si je le lirai alors. Cela dit, jusque là, je n'ai pas encore été déçu par l'auteur. Bon j'ai sans doute ce qu'il y'avait de mieux... lais j'aime le ton, le style, le rythme, mais un bon auteur ne peut pas toujours être bon.
Gromovar a dit…
Tu verras bien :)