Blacktail - Scott Hawkins

Blacktail est le nom d’un loup sauvage qui, à la suite d’une tragédie personnelle, se lance dans l’incroyable quête de détruire l’humanité pour rendre aux animaux leur place et rétablir l’ordre naturel. Blacktail est le nouveau roman de Scott Hawkins. Onze ans après l’impressionnant The Library at Mount Char , Hawkins revient avec une nouvelle histoire entre fantastique et vision métaphysique. Car, en effet, comme dans son précédent roman, Hawkins n’hésite pas à faire intervenir des divinités et des puissances cosmiques, dans ce que les joueurs de ADD nommeraient le Premier plan matériel (autrement dit, ici-bas) . Mais là où The Library at Mount Char prenait aux tripes, Blacktail , assez rapidement, donne le sentiment d’être un conte pour enfants sur lequel Hawkins aurait déversé du gore et des larmes. C’est de l’épopée d’un loup qu’il s’agit ici, un loup grand et fort mais solitaire. Blacktail est le fils d’une mère morte ( tuée volontairement par des humains) , le compagnon d’une ch...

Décevant


Je suis un vrai amateur des romans de RC Wilson et un fanatique de la littérature post-ap ; "Julian Comstock" avait donc à priori tout pour me plaire. Au 22ème siècle, le monde est revenu au niveau technologique du 18ème siècle à cause de la fin de ce que Wilson nomme "l'efflorescence du pétrole". Passés "la chute des cités" et "la fausse tribulation", une version déformée de la société américaine, féodale et cléricale, s'est mise en place. Julian Comstock, jeune aristocrate voué à la mort par son oncle, le tyrannique Président Deklan, part à la guerre, devient un héros, devient Président après un coup d'Etat, s'attaque à la toute puissance de l'Eglise et meurt de la variole.
Fourmillant d'idées, le roman ne sait jamais devenir intéressant, par la faute d'un narrateur, proche de Comstock, falot et absurde, et d'une trame narrative désespérément lente et tangentielle. Quand au contexte post-ap, il n'est qu'un décor, jamais utilisé, sauf pour justifier la volonté, avortée, d'une Renaissance. Une vraie déception.
Julian Comstock, Robert Charles Wilson

Commentaires

El Jc a dit…
Voilà qui n'engage pas à découvrir ce titre. Merci à toi d'avoir essuyé les plâtres.
Gromovar a dit…
C'est un très étrange ouvrage, à la limite de l'exercice de style.
Efelle a dit…
Ouille mais j'irai quand même me faire ma propre opinion...
Gromovar a dit…
Bon courage ;-)
arutha a dit…
Je vais vraiment finir par me demander si sa seule réussite n'est pas Spin que le n'ai toujours pas lu. J'en suis déjà à quatre livres de l'auteur. Ca commence à faire pas mal.
Gromovar a dit…
"Les chronolithes" c'est très bien aussi. "Spin" est hors compétition. "Blind lake" m'a laissé un bon souvenir. Après, le reste...
C'est vrai que je le trouve très inégal.
Merci pour le retour. On verra si je le lirai alors. Cela dit, jusque là, je n'ai pas encore été déçu par l'auteur. Bon j'ai sans doute ce qu'il y'avait de mieux... lais j'aime le ton, le style, le rythme, mais un bon auteur ne peut pas toujours être bon.
Gromovar a dit…
Tu verras bien :)