The Faith of Beasts - James S.A. Corey

Juste quelques mots pour signaler la sortie de The Faith of Beasts , le tome 2 du Cycle de S.A. Corey intitulé The Captive’s War . Il succède à The Mercy of Gods (La Clémence des dieux en VF) , et conserve toutes les qualités du premier tome en gommant le léger défaut de lenteur que celui-ci présentait. Un bon millésime donc, meilleur même que le premier. Clique ici, lecteur, pour le background et une rapide remise à l’esprit du contexte . Maintenant, mémoire dûment rafraîchie, tu te souviens sans doute que toi et moi avions laissé les captifs humains des Carryx dans la position peu enviable d’être devenus – leur périlleuse évaluation passée – un groupe d’esclaves supplémentaire qui s’ajoute à tous ceux que les Carryx ont déjà réunis pour les servir – par la violence et contre leur gré – au fil de millénaires de pérégrinations spatiales. Des groupes d’esclaves sentients qui ne survivent en tant que groupes qu’aussi longtemps que leur utilité intrinsèque dépasse leur coût d’entretien. ...

Les Dangers de fumer au lit - Mariana Enriquez

BLOG EN MODE DÉGRADÉ

ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX.

JUSQUE LÀ, LECTEUR, POUR ENCORE QUELQUES MOMENTS, IL TE FAUDRA ACCEPTER DE ME FAIRE CONFIANCE SUR JUSTE DEUX OU TROIS LIGNES.


Quelques mots seulement pour dire tout le bien que je pense de ce recueil de Mariana Enriquez, la lauréate 2022 du Prix Planète-SF pour le colossal Notre part de nuit.

Les douze nouvelles rassemblées ici parlent de fantômes tristes ou agressifs, de passions mortifères, de rage sexuelle, de désespoir sexuel, d'automutilation, de prostitution, de geôlières villes-cadavres. Rappelant parfois Notre part de nuit et d'autres fois certains textes de Ballard dans des ambiances à la Cronenberg, les textes d'Enriquez - et leur cortège de filles et de femmes jamais heureuses - puisent au tréfonds d'une souffrance dont, quelquefois, la rage sexuelle semble être la seule échappatoire. Un baume qui, de fait, ne soigne rien. Une bien piètre issue qui blesse au moins autant qu'elle soulage.


Que dire sur du fantastique ? Le ressenti compte plus que l'analyse (sauf pour une foldingue sur Babelio qui y voit le capitalisme o_O). Et le ressenti est dur, autant voire plus qu'il l'était dans Notre part de nuit. Le ressenti fait se sentir vivant.

Comme dans tout recueil, tout n'est pas de même qualité (surtout quand les chutes sont trop abruptes pour un lecteur aussi basique que moi). Mais, ceci posé, l'ensemble est bon et une bonne moitié excellente. N'hésitant jamais à mettre en scène les corps souffrants d'adolescentes ou de femmes dans des éclairages qui rappellent Le Christ mort d'Holbein, ne reculant pas devant les manifestations de la sexualité comme soupape et symptôme, nombre des textes de ce recueil laissent le lecteur haletant.

A lire.

Les Dangers de fumer au lit - Mariana Enriquez

Commentaires

Roffi a dit…
Entièrement d’accord avec votre ressenti. Je n’ai pas lu toutes les nouvelles mais certaines hantent encore après la lecture.
Oui j’y ai vu aussi ,des échappatoires, aussi glauques soient-elles.
Oui,des soupapes de sûreté qui se mettent à siffler.

Bonne convalescence à vous.


Gromovar a dit…
Merci pour le retour (nous sommes raccords).
Et globalement merci.
Baroona a dit…
Est-ce que tu as lu son autre recueil, "Ce que nous avons perdu dans le feu" ? (pour comparaison éventuelle)
Gromovar a dit…
Non. Je ne suis pas en situation de comparer.
Un autre juré PSF dit qu'il y a des ressemblances.