Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Les Dangers de fumer au lit - Mariana Enriquez

BLOG EN MODE DÉGRADÉ

ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX.

JUSQUE LÀ, LECTEUR, POUR ENCORE QUELQUES MOMENTS, IL TE FAUDRA ACCEPTER DE ME FAIRE CONFIANCE SUR JUSTE DEUX OU TROIS LIGNES.


Quelques mots seulement pour dire tout le bien que je pense de ce recueil de Mariana Enriquez, la lauréate 2022 du Prix Planète-SF pour le colossal Notre part de nuit.

Les douze nouvelles rassemblées ici parlent de fantômes tristes ou agressifs, de passions mortifères, de rage sexuelle, de désespoir sexuel, d'automutilation, de prostitution, de geôlières villes-cadavres. Rappelant parfois Notre part de nuit et d'autres fois certains textes de Ballard dans des ambiances à la Cronenberg, les textes d'Enriquez - et leur cortège de filles et de femmes jamais heureuses - puisent au tréfonds d'une souffrance dont, quelquefois, la rage sexuelle semble être la seule échappatoire. Un baume qui, de fait, ne soigne rien. Une bien piètre issue qui blesse au moins autant qu'elle soulage.


Que dire sur du fantastique ? Le ressenti compte plus que l'analyse (sauf pour une foldingue sur Babelio qui y voit le capitalisme o_O). Et le ressenti est dur, autant voire plus qu'il l'était dans Notre part de nuit. Le ressenti fait se sentir vivant.

Comme dans tout recueil, tout n'est pas de même qualité (surtout quand les chutes sont trop abruptes pour un lecteur aussi basique que moi). Mais, ceci posé, l'ensemble est bon et une bonne moitié excellente. N'hésitant jamais à mettre en scène les corps souffrants d'adolescentes ou de femmes dans des éclairages qui rappellent Le Christ mort d'Holbein, ne reculant pas devant les manifestations de la sexualité comme soupape et symptôme, nombre des textes de ce recueil laissent le lecteur haletant.

A lire.

Les Dangers de fumer au lit - Mariana Enriquez

Commentaires

Roffi a dit…
Entièrement d’accord avec votre ressenti. Je n’ai pas lu toutes les nouvelles mais certaines hantent encore après la lecture.
Oui j’y ai vu aussi ,des échappatoires, aussi glauques soient-elles.
Oui,des soupapes de sûreté qui se mettent à siffler.

Bonne convalescence à vous.


Gromovar a dit…
Merci pour le retour (nous sommes raccords).
Et globalement merci.
Baroona a dit…
Est-ce que tu as lu son autre recueil, "Ce que nous avons perdu dans le feu" ? (pour comparaison éventuelle)
Gromovar a dit…
Non. Je ne suis pas en situation de comparer.
Un autre juré PSF dit qu'il y a des ressemblances.