Le froid va encore empirer - Rich Larson in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122 il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, Scientifiction and so on. Il y a aussi, hélas, un édito d'Olivier Girard qui rend hommage à Philippe Boulier, son ami, un membre de l’équipe qui nous a quittés. Philippe Boulier n’était pas, de l’équipe, celui que je connaissais le mieux. Mais il était toujours là, dans mon champ de vision, assis à la Table-SF ou dînant à la Loco. Et puis, de ce champ de vision, il a disparu. Pas à cause d’un défaut de la rétine, mais bien plutôt à cause d’un défaut du réel. Dans le Bifrost 122 , il y a aussi un gros dossier sur les cent ans d’ Amazing Stories , qui entre en résonance avec les trente ans de Bifrost, et quatre nouvelles de Rich Larson, Robert Charles Wilson, Laurent Genefort et Olivier Caruso. Commençons par Rich Larson. Au cœur d’une forêt d’hiver survivent une mère enceinte et malade (d’une bien étrange maladie) et ses deux filles. C’est la nuit. Les soldats approchent. Leur simple présence est terri...

Dans la penderie - Michael McDowell


Après le phénoménal succès éditorial d'un Blackwater feuilletonné à grande vitesse (et agrémenté pour les abonnés de goodies particulièrement plaisants), Monsieur Toussaint l'Ouverture se propose de publier prochainement un nouvel inédit de Michael McDowell.

En attendant, l'éditeur va offrir plusieurs nouvelles inédites de McDowell en numérique.

On ouvre le feu avec Dans la Penderie, nouvelle tirée du scénario de l'épisode 7 de la série Tales from the Darkside : Inside the Closet, écrit par McDowell et réalisé par Tom Savini, et disponible gratuitement jusqu'au 2 décembre.


Gayl Aynsley est une doctorante en quête de logement. Elle emménage dans une chambre que lui loue le doyen de la faculté vétérinaire, le Docteur Fenner. Maison isolée, edwardienne, imposante et un peu surannée.

Décorée de têtes d'animaux naturalisés, la maison est silencieuse car n'y vit plus que le Docteur Fenner ce qui sera parfait pour le travail et le repos de Gail, d'autant que si une chose est sûre c'est que le doyen ne tient pas à sympathiser. Et qu'il déteste le bruit comme l'agitation. La Maison Fenner n'est clairement pas l'Auberge espagnole.

Qu'importe, la chambre de Gail est confortable et dans ses moyens. Seule bizarrerie, une penderie condamnée, à la porte très basse, qui ne cesse de l'intriguer, d'autant qu'elle se convainc vite qu'une créature, un rat peut-être, vit à l'intérieur. De la serrure, Fenner dit avoir perdu la clé ; fin de l'histoire en ce qui le concerne, ce n'est pas un sujet dont il veut parler.

Mais du mouvement se produit et Gail est de moins en moins sereine, a fortiori quand elle remarque que la porte de la penderie « condamnée » est parfois ouverte.

Dans La Penderie, McDowell crée progressivement une ambiance inquiétante qui souffre néanmoins d'une fin  qu'on voit venir d'assez loin. A lire pour le fun.


La Penderie, Michael McDowell

Commentaires

Anudar a dit…
Intrigué, je suis.
Gromovar a dit…
Ca vaut un petit moment de lecture.
Anonyme a dit…
Lecture agréable mais trop courte. Un peu "déçue" par la fin.
Okenwillow a dit…
Ça fait vachement penser à un ce qui arrive à un personnage de Blackwater :)