Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

Dans la penderie - Michael McDowell


Après le phénoménal succès éditorial d'un Blackwater feuilletonné à grande vitesse (et agrémenté pour les abonnés de goodies particulièrement plaisants), Monsieur Toussaint l'Ouverture se propose de publier prochainement un nouvel inédit de Michael McDowell.

En attendant, l'éditeur va offrir plusieurs nouvelles inédites de McDowell en numérique.

On ouvre le feu avec Dans la Penderie, nouvelle tirée du scénario de l'épisode 7 de la série Tales from the Darkside : Inside the Closet, écrit par McDowell et réalisé par Tom Savini, et disponible gratuitement jusqu'au 2 décembre.


Gayl Aynsley est une doctorante en quête de logement. Elle emménage dans une chambre que lui loue le doyen de la faculté vétérinaire, le Docteur Fenner. Maison isolée, edwardienne, imposante et un peu surannée.

Décorée de têtes d'animaux naturalisés, la maison est silencieuse car n'y vit plus que le Docteur Fenner ce qui sera parfait pour le travail et le repos de Gail, d'autant que si une chose est sûre c'est que le doyen ne tient pas à sympathiser. Et qu'il déteste le bruit comme l'agitation. La Maison Fenner n'est clairement pas l'Auberge espagnole.

Qu'importe, la chambre de Gail est confortable et dans ses moyens. Seule bizarrerie, une penderie condamnée, à la porte très basse, qui ne cesse de l'intriguer, d'autant qu'elle se convainc vite qu'une créature, un rat peut-être, vit à l'intérieur. De la serrure, Fenner dit avoir perdu la clé ; fin de l'histoire en ce qui le concerne, ce n'est pas un sujet dont il veut parler.

Mais du mouvement se produit et Gail est de moins en moins sereine, a fortiori quand elle remarque que la porte de la penderie « condamnée » est parfois ouverte.

Dans La Penderie, McDowell crée progressivement une ambiance inquiétante qui souffre néanmoins d'une fin  qu'on voit venir d'assez loin. A lire pour le fun.


La Penderie, Michael McDowell

Commentaires

Anudar a dit…
Intrigué, je suis.
Gromovar a dit…
Ca vaut un petit moment de lecture.
Anonyme a dit…
Lecture agréable mais trop courte. Un peu "déçue" par la fin.
Okenwillow a dit…
Ça fait vachement penser à un ce qui arrive à un personnage de Blackwater :)