On le sait (et si on l’ignorait on vient de l’apprendre) , je ne lis pas de YA, je n’aime pas ce genre que je trouve trop souvent simple et caricatural. Et c’est encore pire depuis que la sainte trilogie Grief, Identity, Relief y est devenue récurrente. Mais Baron Cimetière est écrit par Morgane Caussarieu, une autrice qui est tout sauf mièvre et dont le style est toujours un plaisir. Et j’adore le Baron Samedi . Alors, je me suis laissé tenter. Tel le Kaa du Livre de la Jungle , Caussarieu sait convaincre. Aujourd’hui, la Nouvelle-Orléans. Mika est un adolescent parisien de presque dix-sept ans arrivé là grâce à un billet d’avion opportunément envoyé par une vieille grand-tante qu’il ne connaissait pas. Opportunément, dis-je, car Mika avait besoin de quitter la France au plus vite après y avoir fait ce qu’on comprend être une grosse connerie. Le jeune homme qu’on découvre est tourmenté par une enfance compliquée, une relation amoureuse qui a tourné, semble-t-il, en eau de boud...
- Obtenir le lien
- X
- Autres applications

Commentaires
Je ne connais ce texte qu'à travers l'adaptation BD, mais j'ai trouvé le message toujours moderne et puissant. Au début, je n'avais pas saisi ce principe de revivre des vies antérieurs, auquel je préfère l'idée d'une imagination décuplée par cette privation extrême de liberté et de soins. Entre cette oeuvre et Martin Eden (là encore lue en BD), j'ai l'impression de saisir la grandeur de London, même si je serais intimidé par l'idée de l'explorer dans le matériau original.
Les adaptations BD de romans se font par milliers et j'en profite allégrement, tout en sachant que ça ne remplace pas l'intimité d'un roman.
Ma triste vie.