Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi
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Commentaires
Je ne connais ce texte qu'à travers l'adaptation BD, mais j'ai trouvé le message toujours moderne et puissant. Au début, je n'avais pas saisi ce principe de revivre des vies antérieurs, auquel je préfère l'idée d'une imagination décuplée par cette privation extrême de liberté et de soins. Entre cette oeuvre et Martin Eden (là encore lue en BD), j'ai l'impression de saisir la grandeur de London, même si je serais intimidé par l'idée de l'explorer dans le matériau original.
Les adaptations BD de romans se font par milliers et j'en profite allégrement, tout en sachant que ça ne remplace pas l'intimité d'un roman.
Ma triste vie.