No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Burp !


Warren Ellis, célèbre auteur de comics, alterne sans cesse le meilleur et le pire imho. Le meilleur ici et là, le pire là et encore là.
"Supergod" rejoint sans conteste le pire.
Histoire de dieux de création humaine provoquant l'apocalypse, "Supergod" est verbeux, pédant, prétentieux, boursouflé comme un noyé gonflé de gaz. Dénué de personnages, absurde et délirant, ce navrant ouvrage est, de plus, nanti d'une collection d'aphorismes censés exprimer des révélations post-humaines, et qui prouvent surtout que n'est pas Cioran ou Nietzsche qui veut. Quand je vois le praise de la couverture, je me dis qu'il y a des baffes qui se perdent.
Supergod, Ellis, Gastonny

Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde de Tigger Lilly

Commentaires

Lhisbei a dit…
oups ! celui-là je l'ai reçu pour Masse critique ...
Gromovar a dit…
Condoléances.
Efelle a dit…
Et ben là tu vois, tu ne me donnes pas envie mais alors vraiment pas.