84K - Claire North - Retour de Bifrost 105

Marx et Lénine l'ont affirmé, « l'Etat n'est qu'un instrument au service de la bourgeoisie », oubliant que parfois, en bon Léviathan, il empêchait aussi les religions de se foutre sur la gueule. Puis vint Thatcher qui du Léviathan coupa les appendices (éducation, santé, transport, aides sociales) qui servaient le peuple, ce que même les deux grands anciens n'avaient pas su prédire. Dans 84K , Claire North imagine une Angleterre qui serait allée tout au bout de la logique thatchérienne, une Angleterre dans laquelle privatisations, externalisations et suppressions des crédits sociaux auraient atteint des niveaux tels qu'une population plongée dans une très grande misère y entrevoit (derrière des barrières) une petite élite qui en extrait sans limite la plus-value. Jusqu'au point où même la police, la justice et la fiscalité sont passées entre les mains de la Compagnie (holding quasi métaphysique qui possède toutes « les compagnies qui possèdent des compagnie

Every dog has its day


Comment dire Marcel Lehon ? Marcel Lehon est indicible.

Expliquer comment l’un de ses rarissimes CD m’est venu entre les mains, je ne le peux pas non plus. Certaines expériences se vivent et ne se racontent pas.

Qu’on sache seulement que Marcel Lehon est un poète corrézien maudit, un de ces chanteurs à texte que le monde nous envie. Qu’on sache encore qu’un monde de l’édition phonographique, tétanisé, l’a empêché de prendre son envol ; il faisait trop d’ombre aux valeurs établies. Qu’on sache enfin que la loi Hadopi a été adoptée en grande partie pour empêcher la circulation de ses œuvres et la diffusion de son message.

J’ai aujourd’hui décidé de rendre Marcel Lehon au monde. Je livre donc à vos oreilles ébaubies trois chansons de Marcel Lehon. Présentées d’abord dans leur pureté virginale, ces œuvres seront suivies de deux versions remixées (quoi que ça signifie), afin que chacun puisse constater comment l’industrie musicale tente de prostituer le talent.

Résiste Marcel ! Ils passeront, tu restes.

Commençons par les maquettes à capella, dans lesquelles le talent du poète couve sous la cendre.

Dans Le slow, le disco, Marcel Lehon prouve de manière éclatante qu'on peut être de la race des Brel, Brassens, Ferré, sans oublier d'être jeune.
data="http://sites.google.com/site/quoideneuflebistrot/lecteur/dewplayer.swf"
width="220" height="20" id="dewplayer" name="dewplayer">




Dans Lucie, Marcel Lehon explore les affres de l'amour, ses beautés aussi.
data="http://sites.google.com/site/quoideneuflebistrot/lecteur/dewplayer.swf"
width="220" height="20" id="dewplayer" name="dewplayer">




Dans T'en fais pas , mon P'tit Gars, chanson cryptosarkozyste, Marcel essaie de redonner courage aux chômeurs français.
data="http://sites.google.com/site/quoideneuflebistrot/lecteur/dewplayer.swf"
width="220" height="20" id="dewplayer" name="dewplayer">




Voici maintenant ce qu'aurait voulu en faire l'industrie musicale. Je vous laisse juges.
Le slow, le disco Club mix
data="http://sites.google.com/site/quoideneuflebistrot/lecteur/dewplayer.swf"
width="220" height="20" id="dewplayer" name="dewplayer">




Lucie Slow mix
data="http://sites.google.com/site/quoideneuflebistrot/lecteur/dewplayer.swf"
width="220" height="20" id="dewplayer" name="dewplayer">



Commentaires

Guillaume44 a dit…
L'industrie musicale est une pute.
Maëlig a dit…
Ah quand même.
Maëlig a dit…
J'ai du être hospitalisé d'urgence pour hémorragie des oreilles, et je t'en tiens pour personnellement responsable. On s'arrange comment, je t'envoie la note de frais?
Gromovar a dit…
Marcel Lehon est une arme de destruction massive.