Noon du soleil noir - L.L. Kloetzer

L'auteur bicéphale L.L. Kloetzer restera pour toujours le premier lauréat du Prix Planète SF des Blogueurs avec son jamais imité Cleer . C'était il y a onze ans. Quelques romans et nouvelles plus tard, il revient aujourd'hui avec " Noon du soleil noir ", un court roman hommage au genre Sword and sorcery . Ailleurs et hier, dans la Cité des toges noires. La plus grande ville du monde connu est le lieu de tous les possibles. Gouvernée par un Suzerain enfant, administrée par une oligarchie d'eunuques, corrompue du haut en bas et jusqu'à la moelle, carrefour du commerce des biens et lieu d'entrecroisement des hommes, la Cité est singulièrement le rude havre de Yors, un ancien mercenaire fatigué et boiteux qui cherche de faciles missions pour gagner de quoi survivre – on n'appellera pas ça vivre. C'est près du Caravansérail que le vieux baroudeur est engagé par Noon, un jeune homme visiblement aussi riche qu'un peu lunaire récemment arrivé en

Apoptose globale


"Things we didn't see coming", de Steven Amsterdam, décrit les pérégrinations d'un gars, dans un monde qui ressemble (trop) au notre. Supergrippe, changement climatique, incidents de frontières, réfugiés, gouvernements débordés, on est presque aujourd'hui, juste un poil pire. Le bug de l'an 2000 (intelligemment utilisé au début) a fait long feu, pas les autres menaces.
Sept récits non liés, si ce n'est par leur protagoniste principal, espacés de quelques années, racontent la vie du gars, qui n'a pas de nom, dans un pays qui n'en a pas non plus. Le contexte est inexistant, les transitions aussi. Le personnage principal est un médiocre qui tente médiocrement de survivre. De petit Charybde en minuscule Scylla, il parvient à sauver à peu près son insignifiante peau.
Intellectuellement, on peut comprendre le prosaïsme et l'anonymat, censés montrer que ce futur probable nous guette tous, mais la banalité crasse du héros, le caractère trop fragmentaire de son périple, l'absence aveuglante de background font qu'on s'ennuie beaucoup à suivre ses laborieuses reptations.
Things we didn't see coming, aka Ces choses que nous n'avons pas vues venir, Steven Amsterdam

Lu dans le cadre du Challenge Fins du Monde de Tigger Lilly

Commentaires

Efelle a dit…
Bon ben si c'est pas terrible, on va passer notre chemin...
Gromovar a dit…
Bonne idée.
El Jc a dit…
Dommage parce qu'un héros d'une insignifiance crasse, ça pouvait très bien le faire !
Gromovar a dit…
Essaie et on comparera nos impressions.
Lune a dit…
Ah mince, j'avais pas vu que tu en pensais autant de bien :p bon je vais le lire quand même hein
Gromovar a dit…
Tu verras ce que tu en penses.