Beneath the Trees Where Nobody Sees - Horvath

Woodbrook est une charmante petite ville de l’Amérique rurale. Les gens y sont bienveillants. Ils s’entraident. Ils vivent et travaillent ensemble en bonne intelligence. Dessinée en images enfantines (avec même une voix off écrite sur des fragments de cahier d’écolier) , peinte en couleurs pastels, Woodbrook nous est présentée par Samantha, l’ourse qui tient le magasin de bricolage et compte parmi les piliers de la communauté.  A Woodbrook, la vie est paisible, tout le monde se connaît, on n’y ferme pas sa porte tant la délinquance y est minuscule – sache, lecteur, qu’on n’y a noté aucun meurtre depuis quarante ans. Et voilà qu’un crime atroce est commis et mis en scène lors de la parade qui célèbre les deux cent ans de la ville. C’est toute la bourgade qui est bouleversée par cet acte impensable. Beneath the Trees Where Nobody Sees est un album de Patrick Horvath, lettré par Hassan Otsmane-Elhaou. Prenant son lecteur à contre-pied, il présente un petit paradis rural qu’il plonge ...

Stérile darwinisme


Le Bélial est l'un des premiers éditeurs a avoir ajouté une offre numérique à petit prix à son offre papier. C'est, me semble-t-il, un bon principe.
"Genese 2.0" est le premier roman que publie l'éditeur exclusivement en numérique. Mon Kindle l'a dévoré...et recraché. J'espère avoir plus de chance avec mon prochain choix.
Un groupe d'astronautes s'écrase sur une planète perdue au fin fond de l'Univers. Echoués pour toujours, ils seront attaqués, deviendront fous et mourront en masse, jusqu'à la Révélation. A priori, pourquoi pas ? Je peux même dire que ce court roman n'est pas déplaisant à lire, et qu'il est plutôt bien écrit (je crois d'ailleurs que c'était le but principal de l'objet).
Mais il souffre pour moi de deux défauts graves. D'une part, il échoue à créer la moindre empathie avec les personnages du fait d'une écriture trop désincarnée et lointaine. D'autre part, il pue la pédanterie. Sorte de mélange contre-nature entre le roman et la poésie contemporaine (dont il reprend les tics de mise en page censés être signifiants), il alterne de belles descriptions, un langage parlé, et quelques néologismes largement dispensables ; produit transgenre autant fantasy que soft-SF, il semble avoir été créé essentiellement pour servir d'écrin à quelques conclusions définitives sur le Darwin de L'Origine des espèces et le Schopenhauer du Monde comme volonté et comme représentation. L'auteur prouve au monde qu'il est cultivé et plutôt bon styliste, mais ça ne suffit pas imho à faire un roman, même court.
Genese 2.0, Loin des étoiles, Pierre Gruaz

L'avis du Traqueur Stellaire

Commentaires

Guillmot a dit…
Je suis en train de le lire, et pas trop emballé non plus pour le moment !
Gromovar a dit…
Les grands esprits... :-)
Unknown a dit…
je l'ai toujours dit : les darwinistes sont des nazis prétentieux !
Gromovar a dit…
Tu viens de gagner un point Godwin. Félicitations :)
Guillaume44 a dit…
Faudrait demander à mon commentateur préféré ce qu'en pense "Monsieur le Dieu".
Gromovar a dit…
Sans aucun doute ;-)
Guillaume44 a dit…
Tiens je m'y suis remis à cet e-book. Mais c'est plutôt de l'écologie que de l'évolution, sorte de combat pour une niche écologique suite à l'arrivée d'une espèce invasive, l'homme. Enfin bref même conclusion que toi au final, donc chercher quelle discipline exacte l'a inspiré restera stérile.
Gromovar a dit…
Il y a quand même un peu de struggle for life avec la sélection du seul qui résiste aux illusions. Mais, d'accord avec toi, inutile d'épiloguer.
Guillaume44 a dit…
Certes. Un peu le seul argument qui me vient en tête ! Ma chronique paraîtra lundi sur mon blog, t'ai mis en lien. J'ai vachement orienté écologie d'espèces invasives pour te complémenter.
Guillmot a dit…
Merci pour le lien :)