Le Nom de la Rose 2 - Eco - Manara

Hasard du calendrier, après le médiocre Hérétique chroniqué ce matin, je lis le tome 2 du Nom de la Rose  par Manara d'après Eco. Et sans le moindre doute c'est le jour et la nuit, tant Eco/Manara sont à mille lieues de Morrison/Adlard. Comme pour le tome 1 , je ne développerai pas ici les thèmes ou le récit du Nom de la Rose . Ils sont bien connus ou faciles à trouver. Je répèterai juste que l'adaptation est fidèle au très riche roman d'Umberto Eco, qu'elle est belle à damner un saint, qu'elle est indispensable à lire si on aime la BD et/ou le mystère et/ou l'érudition. On en sort impressionné, a fortiori quand on se rappelle que Milo Manara a 80 ans. Chapeau bas. Le Nom de la Rose t2, Eco, Manara 

Stérile darwinisme


Le Bélial est l'un des premiers éditeurs a avoir ajouté une offre numérique à petit prix à son offre papier. C'est, me semble-t-il, un bon principe.
"Genese 2.0" est le premier roman que publie l'éditeur exclusivement en numérique. Mon Kindle l'a dévoré...et recraché. J'espère avoir plus de chance avec mon prochain choix.
Un groupe d'astronautes s'écrase sur une planète perdue au fin fond de l'Univers. Echoués pour toujours, ils seront attaqués, deviendront fous et mourront en masse, jusqu'à la Révélation. A priori, pourquoi pas ? Je peux même dire que ce court roman n'est pas déplaisant à lire, et qu'il est plutôt bien écrit (je crois d'ailleurs que c'était le but principal de l'objet).
Mais il souffre pour moi de deux défauts graves. D'une part, il échoue à créer la moindre empathie avec les personnages du fait d'une écriture trop désincarnée et lointaine. D'autre part, il pue la pédanterie. Sorte de mélange contre-nature entre le roman et la poésie contemporaine (dont il reprend les tics de mise en page censés être signifiants), il alterne de belles descriptions, un langage parlé, et quelques néologismes largement dispensables ; produit transgenre autant fantasy que soft-SF, il semble avoir été créé essentiellement pour servir d'écrin à quelques conclusions définitives sur le Darwin de L'Origine des espèces et le Schopenhauer du Monde comme volonté et comme représentation. L'auteur prouve au monde qu'il est cultivé et plutôt bon styliste, mais ça ne suffit pas imho à faire un roman, même court.
Genese 2.0, Loin des étoiles, Pierre Gruaz

L'avis du Traqueur Stellaire

Commentaires

Guillmot a dit…
Je suis en train de le lire, et pas trop emballé non plus pour le moment !
Gromovar a dit…
Les grands esprits... :-)
Unknown a dit…
je l'ai toujours dit : les darwinistes sont des nazis prétentieux !
Gromovar a dit…
Tu viens de gagner un point Godwin. Félicitations :)
Guillaume44 a dit…
Faudrait demander à mon commentateur préféré ce qu'en pense "Monsieur le Dieu".
Gromovar a dit…
Sans aucun doute ;-)
Guillaume44 a dit…
Tiens je m'y suis remis à cet e-book. Mais c'est plutôt de l'écologie que de l'évolution, sorte de combat pour une niche écologique suite à l'arrivée d'une espèce invasive, l'homme. Enfin bref même conclusion que toi au final, donc chercher quelle discipline exacte l'a inspiré restera stérile.
Gromovar a dit…
Il y a quand même un peu de struggle for life avec la sélection du seul qui résiste aux illusions. Mais, d'accord avec toi, inutile d'épiloguer.
Guillaume44 a dit…
Certes. Un peu le seul argument qui me vient en tête ! Ma chronique paraîtra lundi sur mon blog, t'ai mis en lien. J'ai vachement orienté écologie d'espèces invasives pour te complémenter.
Guillmot a dit…
Merci pour le lien :)