Painstaking - Rich Larson

Nous parlions ce matin de guerrier immortel, de facteur de régénération, de combats surhumains, dans une ambiance mythologique. On peut lire en VO un texte bien plus court de Rich Larson. Il s'intitule Painstaking et est lisible là . Autre salle, autre ambiance, autre origine du pouvoir, mais même genre de personnage. Un homme, modifié pour se régénérer sans limite, doit fuir ceux qui veulent sa mort dans une Namibie du futur. Il parcourt pour ce faire une ville que Larson décrit avec force détails, comme il le fait toujours, construisant un monde dont on sent la cohérence même si on n'en voit qu'une infime partie. Il donne aussi l'occasion, chemin faisant, de s'interroger sur l'identité potentielle d'un double bourgeonné. Qu'est donc le double pour moi ? Un jumeau ? Un frère ? Un fils ? Un clone ? Une copie carbone ou un individu doté dès son apparition d'une personnalité et d'un agenda propres ? Même si le texte laisse un peu sur sa faim, Lar...

Fables 10 - Willingham - Buckingham


Dernière chronique courte (a priori) de ce mois de février, cette fois pour dire un mot du dernier tome de la série Fables chez Urban Nomad.

C’est la conclusion – attendue et redoutée – d’une série fleuve d’une qualité rarement atteinte.


Ultime confrontation entre Cendrillon et Frau Totenkinder. Deuil et destruction.

Fableville finie, les Communs découvre les Fables. Les deux espèces cohabiteront. Le monde des Communs, qui jusqu’ici ne l’était pas, deviendra progressivement un monde magique.

Quant à l’épopée épique, elle se termine sur le climax de la montée aux extrêmes entre Rose Rouge et Blanche Neige. Tu ne connaîtras l’issue de cette confrontation sororicide, lecteur, qu’après avoir lu cet ultime opus.


Ceci fait, tout ayant été écrit et accompli, les auteurs – singulièrement Willingham et Buckingham – disent au revoir à une bonne partie de leurs personnages avec une succession de « Dernière histoire de... » qui permet de voir une dernière fois les nombreux êtres, si riches et développés, qu’on a accompagnés au long de milliers de pages d’épreuves, de combats, d’amour, de mort, de trahison et de hauts faits. Il faudra dorénavant vivre sans eux.

Citons Willingham : 13 ans, 6000 pages d’histoire, 26000 illustrations, 102000 lignes de texte, 400 pages de récits en prose, 14 langues, 20 pays, etc.


‘Nuff Said !

Le voyage fut extraordinaire, l’essence même de l’Imaginaire, celui dans lequel nous sommes tous entrés, enfants, par l’entremise des contes qu’on nous racontait ou qu’on lisait et relisait jusqu’à en être étourdis de magie et de merveilleux. Fables est notre monde, lecteur. Nous y retournons chaque fois que nous en tournons les pages. Nous nous y croiserons forcément.

Merci aux auteurs, merci à Urban pour la VF, merci à Urban encore pour cette version Nomad qui est abordable même aux jeunes lecteurs.


Note : pour faire bonne mesure, quelques récits hors chronologie complètent ce tome 10 afin qu’il ait grosso mode la même taille que ses devanciers. Utiles ou pas ? A toi de voir, lecteur.


Fables 10, Willingham, Buckingham

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