TysT - Luvan

" TysT " est un court roman de fantasy (?) de l'autrice et traductrice Luvan dont le financement participatif est terminé et la sortie programmée pour la fin de l'année. Illustré par Stéphane Perger et Arnaud S. Maniak, c'est un texte étrange mais pas dénué de charme. Il est suivi d'une playlyst (pas une coquille) , d'une courte postface de Laurence Jonard et d'un jeu d'écriture solitaire réalisé par Melville. Les masculins collectifs y sont féminins ; bon, dont acte. Imagine que notre monde n'est pas le seul possible. Imagine qu'au-delà, à côté, dans l'interstice mouvant que délimite un clin d’œil, il y a d'autres mondes. Un pays vif (fait de trois lieux) qui évoque la Faerie, un  pays veuf qui est celui des rêves, un pays endormi qui est le nôtre, celui où nous vivons endormis, ignorants des autres pays et presque incapables d'en percevoir les manifestations. Imagine que le pays vif est celui que, entrevu, nous racontons dans

Paris avant Saint-Germain


Juste une brève pour rappeler Jean d'Aillon à votre souvenir. Après l'excellent Marseille, 1198, voici le non moins excellent "Paris, 1199".
Siège de Chalus (les plus vieux se souviendront que c'est de ce lieu et de ce moment qu'arrive Thibaut, l'un des Conquérants de l'Impossible), Richard Coeur de Lion reçoit un carreau d'arbalète et meurt quelques jours plus tard. A-t-il été empoisonné ?
Reprenant les personnages principaux de "Marseille, 1198", Jean d'Aillon tisse encore une fois une intrigue policière et politique très érudite. Il invite à découvrir le Paris de Philippe Auguste comme le ferait un guide. Il décrit, explique, conjecture parfois. Cette minuscule France, très soumise à l'Eglise et à Rome (le gallicanisme est encore à venir), lutte pour s'agrandir et résister aux prétentions de son incestueuse cousine anglaise. Les Templiers y sont puissants et respectés, même s'ils sont loin d'être tous respectables. Notre Dame de Paris est en construction depuis 40 ans, ainsi que la fameuse muraille de Philippe Auguste qu'on peut aujourd'hui admirer sous le Louvre. Le catharisme "menace" et nous rencontrons Simon de Monfort. Les qualités de "Marseille, 1198" sont présentes ici. Le roman est documenté, il utilise un vocabulaire d'époque riche, et n'omet aucun détail de la complexe organisation juridique de l'époque. Les compétences d'universitaire de l'auteur enrichissent un récit policier complexe et passionnant. A lire absolument si on aime l'Histoire.
Paris, 1199, Jean d'Aillon

Commentaires

El Jc a dit…
Je le note avec plaisir, c'est une totale découverte en ce qui me concerne. Merci à toi !
Efelle a dit…
Je n'avais point vue la première chronique pour cause de trêve estivale (et peut être de titre qui n'attire pas l'oeil dans un flux RSS).

Je pense que je vais me laisser tenter...
Gromovar a dit…
Ah les titres !
Si je mettais les titres des livres en titres de post, je gagnerais 500 places au wikio ;-)