Batman Imposter - Tomlin - Sorrentino - Bellaire

Batman Imposter est une histoire complète de Mattson Tomlin (scénariste) et Andrea Sorrentino (dessinateur de la série Le Mythe de l’Ossuaire ) colorisée par Jordie Bellaire (une complice habituelle de James Tynion IV) . Une fois encore : ne pas se poser la question de la continuité. Bruce Wayne porte le costume de Batman depuis quelques années. Il a, depuis, lutté contre le crime à Gotham avec l’aide du commissaire Gordon. Leur principal fait d’armes a été la mise au jour de la corruption de certains juges par la mafia, ce qui a abouti à la libération de nombreux criminels en raison de l’illégalité des procédures qui les avaient concernés. Quand l’histoire commence, Gordon a été poussé à la démission, le procureur Dent est aux abonnés absents, et la ville comme le GCPD se méfient vivement d’un justicier masqué dont nul n’arrive à déterminer s’il est un paladin, un criminel ou un fou furieux. C’est là, page 1, que ledit justicier arrive, gravement blessé, chez Leslie Thompkins, sa t...

Paris avant Saint-Germain


Juste une brève pour rappeler Jean d'Aillon à votre souvenir. Après l'excellent Marseille, 1198, voici le non moins excellent "Paris, 1199".
Siège de Chalus (les plus vieux se souviendront que c'est de ce lieu et de ce moment qu'arrive Thibaut, l'un des Conquérants de l'Impossible), Richard Coeur de Lion reçoit un carreau d'arbalète et meurt quelques jours plus tard. A-t-il été empoisonné ?
Reprenant les personnages principaux de "Marseille, 1198", Jean d'Aillon tisse encore une fois une intrigue policière et politique très érudite. Il invite à découvrir le Paris de Philippe Auguste comme le ferait un guide. Il décrit, explique, conjecture parfois. Cette minuscule France, très soumise à l'Eglise et à Rome (le gallicanisme est encore à venir), lutte pour s'agrandir et résister aux prétentions de son incestueuse cousine anglaise. Les Templiers y sont puissants et respectés, même s'ils sont loin d'être tous respectables. Notre Dame de Paris est en construction depuis 40 ans, ainsi que la fameuse muraille de Philippe Auguste qu'on peut aujourd'hui admirer sous le Louvre. Le catharisme "menace" et nous rencontrons Simon de Monfort. Les qualités de "Marseille, 1198" sont présentes ici. Le roman est documenté, il utilise un vocabulaire d'époque riche, et n'omet aucun détail de la complexe organisation juridique de l'époque. Les compétences d'universitaire de l'auteur enrichissent un récit policier complexe et passionnant. A lire absolument si on aime l'Histoire.
Paris, 1199, Jean d'Aillon

Commentaires

El Jc a dit…
Je le note avec plaisir, c'est une totale découverte en ce qui me concerne. Merci à toi !
Efelle a dit…
Je n'avais point vue la première chronique pour cause de trêve estivale (et peut être de titre qui n'attire pas l'oeil dans un flux RSS).

Je pense que je vais me laisser tenter...
Gromovar a dit…
Ah les titres !
Si je mettais les titres des livres en titres de post, je gagnerais 500 places au wikio ;-)