Palaces of the Crow - Ray Nayler

Lituanie. 1941. L’opération Barbarossa . Toi et moi, lecteur, savons ce qui arrive. Les protagonistes du roman, assurément pas. Ces protagonistes dont je parle sont quatre jeunes personnes, entre l’enfance et l’adolescence, que le vent de la guerre emportera, transformera, cassera jusqu’à ce que ne restent que les vestiges de ce qu’ils furent ou auraient pu être. Qui sont-ils quand le roman commence ? D’abord (pas d’inquiétude, je ne spoile rien qui ne soit lisible dès l’abord du roman) Neriya, une brillante jeune fille juive de quatorze ans, qui perd sa famille quand le shtetl dans lequel ils passaient l’été est attaqué. Seule, elle fuit. Czeslaw, un très jeune soldat de l’Armée Rouge, d’origine polonaise (il a menti sur son âge pour pouvoir s’engager et soulager ainsi sa mère seule) . Czeslaw a perdu son unité et ses camarades. Déserteur, seul, il fuit. Kezia, une jeune Rom dont la famille est tuée sans motif aucun. Seule, elle fuit. Et Le Garçon, qui ne parle pas ou plus, que Kezia...

Paris avant Saint-Germain


Juste une brève pour rappeler Jean d'Aillon à votre souvenir. Après l'excellent Marseille, 1198, voici le non moins excellent "Paris, 1199".
Siège de Chalus (les plus vieux se souviendront que c'est de ce lieu et de ce moment qu'arrive Thibaut, l'un des Conquérants de l'Impossible), Richard Coeur de Lion reçoit un carreau d'arbalète et meurt quelques jours plus tard. A-t-il été empoisonné ?
Reprenant les personnages principaux de "Marseille, 1198", Jean d'Aillon tisse encore une fois une intrigue policière et politique très érudite. Il invite à découvrir le Paris de Philippe Auguste comme le ferait un guide. Il décrit, explique, conjecture parfois. Cette minuscule France, très soumise à l'Eglise et à Rome (le gallicanisme est encore à venir), lutte pour s'agrandir et résister aux prétentions de son incestueuse cousine anglaise. Les Templiers y sont puissants et respectés, même s'ils sont loin d'être tous respectables. Notre Dame de Paris est en construction depuis 40 ans, ainsi que la fameuse muraille de Philippe Auguste qu'on peut aujourd'hui admirer sous le Louvre. Le catharisme "menace" et nous rencontrons Simon de Monfort. Les qualités de "Marseille, 1198" sont présentes ici. Le roman est documenté, il utilise un vocabulaire d'époque riche, et n'omet aucun détail de la complexe organisation juridique de l'époque. Les compétences d'universitaire de l'auteur enrichissent un récit policier complexe et passionnant. A lire absolument si on aime l'Histoire.
Paris, 1199, Jean d'Aillon

Commentaires

El Jc a dit…
Je le note avec plaisir, c'est une totale découverte en ce qui me concerne. Merci à toi !
Efelle a dit…
Je n'avais point vue la première chronique pour cause de trêve estivale (et peut être de titre qui n'attire pas l'oeil dans un flux RSS).

Je pense que je vais me laisser tenter...
Gromovar a dit…
Ah les titres !
Si je mettais les titres des livres en titres de post, je gagnerais 500 places au wikio ;-)