Punk Rock et Mobile Homes - Derf Backderf

Otto Pizcok est en Terminale au lycée Richford, Ohio, 2437 habitants. Garçon pauvre aussi intelligent que cultivé, il vit dans le trailer park de son grand-oncle Elmo et a subi des années de harcèlement scolaire. Puis le temps à passé, Otto a pris du muscle et s'est créé un personnage, Le Baron, dont le seuil de tolérance aux brimades scolaires est élevé mais dont les capacités physiques lui permettront bientôt de rendre enfin coup pour coup si nécessaire ; même si pour beaucoup, au lycée, et notamment la divine cheerleader Teri Workman, il reste un bouffon. Caractéristique d'un complexe culturel fin 70s/début 80s, Otto adore Tolkien, Frazetta, la SF, le punk et le post-punk en gestation. Un soir, il accompagne ses deux seuls potes – qui l'aiment mais ont quand même un peu honte de lui – à Akron (ville de Devo et de Crissie Hynde ) , dans un club appelé The Bank car il a ouvert dans une ancienne banque. Là, par un concours de circonstances, il se retrouve à donner ses guêt

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Une guerre nucléaire a ravagé le monde. Elle a duré 37 jours puis a cessé, faute de munitions et de combattants. A cause des retombées radioactives, tout est mort dans l'hémisphère nord. Les particules empoisonnées arriveront dans 9 mois en Australie, portées par les vents. Dans cette dernière terre habitée, il n'y a plus qu'à attendre une mort inéluctable.
Pitch intéressant pour ce roman, très connu des anglo-saxons, publié pendant la guerre froide. La réalisation est misérable.
D'abord, nous respectons les règles parce que nous sommes des gens décents. Situations ridicules où certains veulent payer des factures quelques jours avant la fin, où le protocole militaire est respecté jusqu'au bout (par exemple on coule un sous-marin nucléaire pour ne pas le laisser sans surveillance avec du matériel classifié à l'intérieur), où on fait une réunion pour décider d'avancer l'ouverture de la pêche, etc.
Ensuite nous sommes dans le déni total. Nous faisons du fourrage pour l'an prochain, nous nous lançons dans des aménagements paysagers au long cours, nous apprenons la sténo dactylo (c'était sûrement ça le plus drôle, évidemment ça concerne une femme), nous achetons des cadeaux pour rapporter à ceux que nous retrouverons quand nous rentrerons dans l'hémisphère nord, etc.
Enfin, c'est dramatiquement petit bourgeois. Pas de sexe entre les deux héros amoureux du livre (il est toujours marié à sa femme morte aux USA), on fait des parties durant lesquelles on danse sans se coucher trop tard, on convainc la direction de son club de sortir des caves les bouteilles de vieux sherry qui seront perdus sinon, etc.
Ce désastreux roman a été adapté au cinéma avec Grégory Peck et Ava Gardner, et je peux sans problème imaginer les longs plans fixes, les yeux mouillés, et les violons.
On the beach, Nevil Shute

Commentaires

Efelle a dit…
T'aurais mieux fait de lire Quinzinzinzili de Régis Messac.
C'est français, certes, mais Nébal approved aussi.

http://efelle.canalblog.com/archives/2008/04/19/8881239.html
Gromovar a dit…
A l'occasion peut-être.
El Jc a dit…
Tu aurais du le garder pour le 1er avril celui là.