Batman Second Knight - Jurgens - Perkins

Quelques mots pour signaler la sortie de Batman Second Knight chez Urban Black Label. Nous sommes en 1940, dans l’univers alternatif imaginé par Dan Jurgens et Mike Perkins. Après avoir vaincu des monstres morts-vivants dans l’opus précédent , Batman est confronté à deux redoutables adversaires. D’abord, celui qu’on nommera le Bourreau commence une campagne de terreur qui lui fait assassiner de manière atroce et très graphique des civils innocents (dans une ville où, habituellement, les morts sont des mafieux, des policiers ou des politiciens corrompus) . La peur se répand vite sur la ville car si des braves gens, et même de bons samaritains en l’occurrence, sont enlevés au hasard puis exécutés de sordide manière, alors nul n’est à l’abri. Le commerce se ressent rapidement de l’inquiétude grandissante car plus personne n’ose sortir seul ou tard ; même les prostituées perdent leurs clients, ce qui ne fait guère les affaires de Moxie, le proxénète indic de Batman déjà vu dans l’épisode ...

BOF


Une guerre nucléaire a ravagé le monde. Elle a duré 37 jours puis a cessé, faute de munitions et de combattants. A cause des retombées radioactives, tout est mort dans l'hémisphère nord. Les particules empoisonnées arriveront dans 9 mois en Australie, portées par les vents. Dans cette dernière terre habitée, il n'y a plus qu'à attendre une mort inéluctable.
Pitch intéressant pour ce roman, très connu des anglo-saxons, publié pendant la guerre froide. La réalisation est misérable.
D'abord, nous respectons les règles parce que nous sommes des gens décents. Situations ridicules où certains veulent payer des factures quelques jours avant la fin, où le protocole militaire est respecté jusqu'au bout (par exemple on coule un sous-marin nucléaire pour ne pas le laisser sans surveillance avec du matériel classifié à l'intérieur), où on fait une réunion pour décider d'avancer l'ouverture de la pêche, etc.
Ensuite nous sommes dans le déni total. Nous faisons du fourrage pour l'an prochain, nous nous lançons dans des aménagements paysagers au long cours, nous apprenons la sténo dactylo (c'était sûrement ça le plus drôle, évidemment ça concerne une femme), nous achetons des cadeaux pour rapporter à ceux que nous retrouverons quand nous rentrerons dans l'hémisphère nord, etc.
Enfin, c'est dramatiquement petit bourgeois. Pas de sexe entre les deux héros amoureux du livre (il est toujours marié à sa femme morte aux USA), on fait des parties durant lesquelles on danse sans se coucher trop tard, on convainc la direction de son club de sortir des caves les bouteilles de vieux sherry qui seront perdus sinon, etc.
Ce désastreux roman a été adapté au cinéma avec Grégory Peck et Ava Gardner, et je peux sans problème imaginer les longs plans fixes, les yeux mouillés, et les violons.
On the beach, Nevil Shute

Commentaires

Efelle a dit…
T'aurais mieux fait de lire Quinzinzinzili de Régis Messac.
C'est français, certes, mais Nébal approved aussi.

http://efelle.canalblog.com/archives/2008/04/19/8881239.html
Gromovar a dit…
A l'occasion peut-être.
El Jc a dit…
Tu aurais du le garder pour le 1er avril celui là.