Alex Landragin : l'homme des passages

Alex Landragin vient de recevoir le Prix Planète-SF 2026 à l'unanimité du jury pour son roman fantastique Le Livre des passages . Il a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour ce blog et le site du Prix. •  Un écrivain né en France, vivant en Australie, d’origine arménienne, et maîtrisant aussi bien l’anglais que le français : voilà qui n’est pas banal. Qui êtes-vous, monsieur Landragin ? L’histoire de ma famille est passionnante, mais trop longue pour être racontée ici. Je suis né en France, à Épernay, fils d’un vigneron issu d’une longue lignée de vignerons. Du côté de ma mère, d’origine arménienne, l’histoire est jalonnée de fuites successives face à divers cataclysmes, menant finalement en France via la Turquie et l’Union soviétique. C’est donc un héritage complexe. Nous avons fini par nous installer en Australie. Plus tard, ma famille a migré vers un autre pays, mais je suis resté seul en Australie ; si, au début, ce fut à contrecœur, aujourd’hui, je ne voudrai...

Post absolument pas objectif


J'ai toujours autant de difficultés (désolé Guillaume44) à chroniquer un roman de Pierre Bordage. Si ceux-ci sont clairement mes Madeleines de Proust, la prose qu'ils contiennent me ravit autant qu'elle m'irrite. "Frêre Kalkin" ne fait pas exception à la règle.
Pierre Bordage est un merveilleux conteur et un grand créateur de mondes surréels, il sait mener un récit avec rythme et conduire le lecteur dans une succession d'exotismes sans cesse renouvelés, mais il est hanté par des obsessions récurrentes qui sont en train de devenir névrotiques imho. Les Femmes sont toujours violentées par les hommes ; elles détiennent toujours la Vérité du fait de leur nature de Donneuse de Vie ; les Anciens sont toujours conservateurs voire réactionnaires ; les Gouvernements sont toujours incompétents ou corrompus ; l'Amour abat les montagnes et transforme le pire des hommes en Saint ; le Destin réunit ceux qui doivent l'être ; il y a deux formes de sexe, l'une qui est forcément la merveilleuse union de deux ames, et l'autre qui est forcément sale car vécue sans Amour ; etc...
Pour plus de détails sur la "patte" Bordage (et comme par choix je ne résume jamais les oeuvres) je ne peux que renvoyer sur mes trois posts précédents dont le plus récent est ici. Sachez simplement que "Frêre Kalkin" est aussi plaisant à lire que "Soeur Ynolde". Sachez aussi que j'ai eu en le refermant, comme à chaque fois, cette impression de plaisir un peu honteux qui caractérise la relation que j'entretiens avec les romans du grand Pierre. Et sachez enfin que j'achèterai évidemment le quatrième volume quand il sortira puis que je serai encore bien embêté pour le chroniquer.
Frêre Kalkin, Pierre Bordage

Commentaires

Anudar a dit…
Pareil ici. J'ai beaucoup aimé "Frère Kalkin". Mais c'est vrai que les thèmes favoris de Bordage semblent un peu virer à l'obsession, ce qui serait un peu dommage...
Efelle a dit…
Je ne me suis lancé dans ce cycle car j'ai l'impression en lisant le résumé d'une sensation de déjà-vu.
Ca ne rappelle pas trop Les guerriers du silence ?
Gromovar a dit…
@Anudar : Malheureusement oui.

@Efelle : Si tu as lu les guerriers du silence tu peux surement te dispenser de la fraternité du panca.

A propos, un truc un peu dommage. Bordage inventait avant tout un tas de tortures très cruelles qui étaient plutôt marrantes ou bouleversantes c'est selon. Ca c'est un fil qu'il a perdu et ça affadit ses livres imho.
Guillmot a dit…
Bon je me lirai cette série lorsque le niveau de ma PAL atteindra cette strate ^^
Gromovar a dit…
Excellente résolution ^_^