Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Post absolument pas objectif


J'ai toujours autant de difficultés (désolé Guillaume44) à chroniquer un roman de Pierre Bordage. Si ceux-ci sont clairement mes Madeleines de Proust, la prose qu'ils contiennent me ravit autant qu'elle m'irrite. "Frêre Kalkin" ne fait pas exception à la règle.
Pierre Bordage est un merveilleux conteur et un grand créateur de mondes surréels, il sait mener un récit avec rythme et conduire le lecteur dans une succession d'exotismes sans cesse renouvelés, mais il est hanté par des obsessions récurrentes qui sont en train de devenir névrotiques imho. Les Femmes sont toujours violentées par les hommes ; elles détiennent toujours la Vérité du fait de leur nature de Donneuse de Vie ; les Anciens sont toujours conservateurs voire réactionnaires ; les Gouvernements sont toujours incompétents ou corrompus ; l'Amour abat les montagnes et transforme le pire des hommes en Saint ; le Destin réunit ceux qui doivent l'être ; il y a deux formes de sexe, l'une qui est forcément la merveilleuse union de deux ames, et l'autre qui est forcément sale car vécue sans Amour ; etc...
Pour plus de détails sur la "patte" Bordage (et comme par choix je ne résume jamais les oeuvres) je ne peux que renvoyer sur mes trois posts précédents dont le plus récent est ici. Sachez simplement que "Frêre Kalkin" est aussi plaisant à lire que "Soeur Ynolde". Sachez aussi que j'ai eu en le refermant, comme à chaque fois, cette impression de plaisir un peu honteux qui caractérise la relation que j'entretiens avec les romans du grand Pierre. Et sachez enfin que j'achèterai évidemment le quatrième volume quand il sortira puis que je serai encore bien embêté pour le chroniquer.
Frêre Kalkin, Pierre Bordage

Commentaires

Anudar a dit…
Pareil ici. J'ai beaucoup aimé "Frère Kalkin". Mais c'est vrai que les thèmes favoris de Bordage semblent un peu virer à l'obsession, ce qui serait un peu dommage...
Efelle a dit…
Je ne me suis lancé dans ce cycle car j'ai l'impression en lisant le résumé d'une sensation de déjà-vu.
Ca ne rappelle pas trop Les guerriers du silence ?
Gromovar a dit…
@Anudar : Malheureusement oui.

@Efelle : Si tu as lu les guerriers du silence tu peux surement te dispenser de la fraternité du panca.

A propos, un truc un peu dommage. Bordage inventait avant tout un tas de tortures très cruelles qui étaient plutôt marrantes ou bouleversantes c'est selon. Ca c'est un fil qu'il a perdu et ça affadit ses livres imho.
Guillmot a dit…
Bon je me lirai cette série lorsque le niveau de ma PAL atteindra cette strate ^^
Gromovar a dit…
Excellente résolution ^_^