La Seconde vie de Sander - Stepan Razorënov

Sander est mort. Et Sander « renaît », dans un au-delà qui est peut-être l’Enfer, ou pas. Un Diable y règne en tout cas, mais il ne contrôle qu’un palais, une salle de torture, et quelques troupes, chasseurs, gardes et tortionnaires. Le reste est un no man’s land dans lequel errent les bannis tels que lui, anciens humains que leur trépas puis leur renaissance ont revêtu de formes monstrueuses. Contrairement à certains égarés, Sander ne se suicide pas dès sa renaissance. Contrairement à tous, il ne se satisfait pas d’une existence stérile et oisive dans un monde vide où rien d’autre n’arrive que les attaques périodiques des chasseurs du Diable qui enlèvent les born-again et les emmènent vers un avenir de torture. Non. Sander est différent. Sander a une idée et un projet. Fédérer autour de lui les énergies et les compétences de tous les born-again pour bâtir une ville dans laquelle tous (les déjà présents comme les nouveaux arrivants) seront accueillis, tous vivront mieux, t...

Ante Gothic


Suite et fin (provisoire) de ce qui restera dans l'Histoire comme "L'affaire des graphic novellas de Warren Ellis".
1816, "l'année sans été", à cause, déjà, d'un nuage volcanique : Mary Shelley, Percy Shelley, et Claire Clairmont, sont en route pour Genêve où ils doivent retrouver Lord Byron, dans sa demeure en bord de Lac Léman. C'est lors de ce séjour que Mary Shelley commenca l'écriture du chef d'oeuvre gothique "Frankenstein, le Prométhée moderne". Surgi des cerveaux romantiques de jeunes poètes enfiévrés, le monstre de Frankenstein entra alors pour l'éternité dans l'imaginaire collectif (on pourra voir avec effroi le très mauvais film Gothic de Ken Russel, censé narrer la nuit d'hystérie durant laquelle le monstre fut créé).
Warren Ellis imagine une rencontre entre Mary et sa créature, durant le voyage, avant l'arrivée dans la demeure de Byron. La créature, revenue dans un passé où elle n'existe pas encore pour rencontrer sa créatrice (ouch !), lui montre le passé, l'avenir, l'inspire.
Meilleur que "Aetheric mechanics" en raison d'un ton résolument nostalgique et d'une fin qui, elle, termine l'histoire, "Frankenstein's womb" n'en est pas moins tout aussi largement dispensable.
Frankenstein's womb, Ellis et Oleksicki

Commentaires

Unknown a dit…
cela me fait penser à La villa des mystères, de Frederico Andahazi. il faudrait vraiment que je me le dégotte
Gromovar a dit…
Il en reste un ici : http://www.amazon.fr/Frankensteins-Womb-Warren-Ellis/dp/1592910750/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1273488281&sr=8-1

Speede !
Efelle a dit…
Cela me fait penser au Prométhée Invalide de Walter Jon Williams paru l'anthologie Les Continents Perdus.
Gromovar a dit…
Il y a un air de famille en effet. La seule différence, mais elle est de taille, est le caractère uchronique de la nouvelle de Walter Jon Williams, absent de la novella d'Ellis.