The Department of Truth t3 - Tynion - Simmonds - Bidikar

Le TPB 3 de Department of Truth sort de la chronologie précédente pour se centrer sur les Histoires alternatives et le personnage de Lee Harvey Oswald, en réunissant les issues #6-7 et les #14-17. Il est nécessaire de lire les chroniques précédentes pour savoir où on met les pieds. C'est dans les Archives que commence la « carrière » d'Oswald au sein du Département, juste après son « assassinat » par Jack Ruby. Il y apprend à quel niveau de globalité peut se réécrire la « vérité », à quel point une telle réécriture peut avoir un effet apocalyptique aussi bien dans l’espace connu que dans le temps long passé et futur, comment des organisations puissantes ont toujours cherché – et parfois réussi – à maîtriser le narratif et par là-même à altérer de manière définitive la réalité. Dans cette partie, avec Lee, on croise l'Empire roman, l'Eglise catholique, Charlemagne et le Saint-Empire Romain Germanique. Rien de moins. Suit la montée en puissance d'un Oswald qui veut c

Ante Gothic


Suite et fin (provisoire) de ce qui restera dans l'Histoire comme "L'affaire des graphic novellas de Warren Ellis".
1816, "l'année sans été", à cause, déjà, d'un nuage volcanique : Mary Shelley, Percy Shelley, et Claire Clairmont, sont en route pour Genêve où ils doivent retrouver Lord Byron, dans sa demeure en bord de Lac Léman. C'est lors de ce séjour que Mary Shelley commenca l'écriture du chef d'oeuvre gothique "Frankenstein, le Prométhée moderne". Surgi des cerveaux romantiques de jeunes poètes enfiévrés, le monstre de Frankenstein entra alors pour l'éternité dans l'imaginaire collectif (on pourra voir avec effroi le très mauvais film Gothic de Ken Russel, censé narrer la nuit d'hystérie durant laquelle le monstre fut créé).
Warren Ellis imagine une rencontre entre Mary et sa créature, durant le voyage, avant l'arrivée dans la demeure de Byron. La créature, revenue dans un passé où elle n'existe pas encore pour rencontrer sa créatrice (ouch !), lui montre le passé, l'avenir, l'inspire.
Meilleur que "Aetheric mechanics" en raison d'un ton résolument nostalgique et d'une fin qui, elle, termine l'histoire, "Frankenstein's womb" n'en est pas moins tout aussi largement dispensable.
Frankenstein's womb, Ellis et Oleksicki

Commentaires

Unknown a dit…
cela me fait penser à La villa des mystères, de Frederico Andahazi. il faudrait vraiment que je me le dégotte
Gromovar a dit…
Il en reste un ici : http://www.amazon.fr/Frankensteins-Womb-Warren-Ellis/dp/1592910750/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1273488281&sr=8-1

Speede !
Efelle a dit…
Cela me fait penser au Prométhée Invalide de Walter Jon Williams paru l'anthologie Les Continents Perdus.
Gromovar a dit…
Il y a un air de famille en effet. La seule différence, mais elle est de taille, est le caractère uchronique de la nouvelle de Walter Jon Williams, absent de la novella d'Ellis.