Hyde Street t1 - Johns - Reis

Hyde Street, une rue qui existe en tout lieu et à toute époque. Dans cette sorte de purgatoire organisé et managé par un être mystérieux nommé le Compteur atterrissent les âmes viles en attente de traitement. A Hyde Street, elles devront être damnées, définitivement tuées, ou, rarement, absoutes. Ce sont les démons qui la hantent qui se chargent de l'orientation finale. Ces derniers y ont grand intérêt ; en effet, après 10000 âmes traitées sans absolution, chaque démon – des ex-humains à l’âme noire sélectionnés par le Compteur pour être ses agents sur Hyde Street – pourra revenir sur Terre avec, en prime, ce qu’il peut souhaiter. Les démons de Hyde Street sont hauts en couleurs. On compte dans leur rang Mr X-Ray (un publicitaire des 60’s, cynique et mauvais père) , Pranky (un boy-scout des 50’s, enfant martyrisé et tueur en série) , Le Monstre Mutique (acteur de rôles de monstres chez Universal, tueur par accident en raison d’une paranoïa aiguë liée à sa carrière peu glorieuse) , ...

Ante Gothic


Suite et fin (provisoire) de ce qui restera dans l'Histoire comme "L'affaire des graphic novellas de Warren Ellis".
1816, "l'année sans été", à cause, déjà, d'un nuage volcanique : Mary Shelley, Percy Shelley, et Claire Clairmont, sont en route pour Genêve où ils doivent retrouver Lord Byron, dans sa demeure en bord de Lac Léman. C'est lors de ce séjour que Mary Shelley commenca l'écriture du chef d'oeuvre gothique "Frankenstein, le Prométhée moderne". Surgi des cerveaux romantiques de jeunes poètes enfiévrés, le monstre de Frankenstein entra alors pour l'éternité dans l'imaginaire collectif (on pourra voir avec effroi le très mauvais film Gothic de Ken Russel, censé narrer la nuit d'hystérie durant laquelle le monstre fut créé).
Warren Ellis imagine une rencontre entre Mary et sa créature, durant le voyage, avant l'arrivée dans la demeure de Byron. La créature, revenue dans un passé où elle n'existe pas encore pour rencontrer sa créatrice (ouch !), lui montre le passé, l'avenir, l'inspire.
Meilleur que "Aetheric mechanics" en raison d'un ton résolument nostalgique et d'une fin qui, elle, termine l'histoire, "Frankenstein's womb" n'en est pas moins tout aussi largement dispensable.
Frankenstein's womb, Ellis et Oleksicki

Commentaires

Unknown a dit…
cela me fait penser à La villa des mystères, de Frederico Andahazi. il faudrait vraiment que je me le dégotte
Gromovar a dit…
Il en reste un ici : http://www.amazon.fr/Frankensteins-Womb-Warren-Ellis/dp/1592910750/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1273488281&sr=8-1

Speede !
Efelle a dit…
Cela me fait penser au Prométhée Invalide de Walter Jon Williams paru l'anthologie Les Continents Perdus.
Gromovar a dit…
Il y a un air de famille en effet. La seule différence, mais elle est de taille, est le caractère uchronique de la nouvelle de Walter Jon Williams, absent de la novella d'Ellis.