Batman Silence - Loeb - Lee

Juste quelques lignes pour signaler la sortie en Urban Nomad (petit format pas cher) du Batman Silence de Jeph Loeb et Jim Lee. Long récit de presque 400 pages, Batman Silence déroule un long et tortueux complot dont le but est de rendre le justicier masqué littéralement fou. L’histoire s’ouvre sur une intervention de l’homme chauve-souris qui parvient à libérer un jeune garçon séquestré. Mais, de l’identité du kidnappeur à son mode opératoire, rien ne colle. D’autant que la mallette contenant la rançon est dérobée avant de pouvoir être rendue à son propriétaire légitime. Il y a plus à cette histoire, Batman le découvrira douloureusement. Batman Silence est un one-shot plutôt réussi. On y croise (c’est le but) quantité d’éléments qui racontent l’histoire du justicier masqué. Ses ennemis : de Killer Croc (qui ouvre le bal) à l’inévitable Joker en passant par nombre d’autres. Ses amis et alliés (et amour) : de Superman à Catwoman, des Robins à Jim Gordon, d’Alfred à Loïs Lane, etc...

Ante Gothic


Suite et fin (provisoire) de ce qui restera dans l'Histoire comme "L'affaire des graphic novellas de Warren Ellis".
1816, "l'année sans été", à cause, déjà, d'un nuage volcanique : Mary Shelley, Percy Shelley, et Claire Clairmont, sont en route pour Genêve où ils doivent retrouver Lord Byron, dans sa demeure en bord de Lac Léman. C'est lors de ce séjour que Mary Shelley commenca l'écriture du chef d'oeuvre gothique "Frankenstein, le Prométhée moderne". Surgi des cerveaux romantiques de jeunes poètes enfiévrés, le monstre de Frankenstein entra alors pour l'éternité dans l'imaginaire collectif (on pourra voir avec effroi le très mauvais film Gothic de Ken Russel, censé narrer la nuit d'hystérie durant laquelle le monstre fut créé).
Warren Ellis imagine une rencontre entre Mary et sa créature, durant le voyage, avant l'arrivée dans la demeure de Byron. La créature, revenue dans un passé où elle n'existe pas encore pour rencontrer sa créatrice (ouch !), lui montre le passé, l'avenir, l'inspire.
Meilleur que "Aetheric mechanics" en raison d'un ton résolument nostalgique et d'une fin qui, elle, termine l'histoire, "Frankenstein's womb" n'en est pas moins tout aussi largement dispensable.
Frankenstein's womb, Ellis et Oleksicki

Commentaires

Unknown a dit…
cela me fait penser à La villa des mystères, de Frederico Andahazi. il faudrait vraiment que je me le dégotte
Gromovar a dit…
Il en reste un ici : http://www.amazon.fr/Frankensteins-Womb-Warren-Ellis/dp/1592910750/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1273488281&sr=8-1

Speede !
Efelle a dit…
Cela me fait penser au Prométhée Invalide de Walter Jon Williams paru l'anthologie Les Continents Perdus.
Gromovar a dit…
Il y a un air de famille en effet. La seule différence, mais elle est de taille, est le caractère uchronique de la nouvelle de Walter Jon Williams, absent de la novella d'Ellis.