Galeux - Stephen Graham Jones

« Le plus profond en l'homme, c'est la peau » écrivit Paul Valéry. Dans la cas du narrateur anonyme du " Galeux " de Stephen Graham Jones ce n'est pas complètement vrai. Car s'il est un jeune garçon passant en 389 pages de l'enfance à l'adolescence tardive, le plus important pour lui est dedans, c'est le loup qui est important. A condition qu'il y ait bien, comme il en rêve, un loup intérieur attendant son heure. " Galeux " est un émouvant roman familial. Le vaste monde du roman est le nôtre. Mais l'essentiel se passe dans le monde du narrateur, l'extérieur n'étant vu que de loin, source de nourriture ou de menace suivant les cas. Dans le petit monde du narrateur il y a sa tante Libby et son oncle Darren. Il y eut aussi son grand-père, que la vieillesse emporte au début du roman, et une mère jamais connue, morte depuis longtemps mais toujours présente dans son esprit. Pour ce qui est d'un père... Une famille incomplè

Pulp action


Un bref passage devant un ordinateur pendant ces longues et épuisantes vacances pour dire que Quentin Tarantino prouve, dans cette remarquable uchronie, qu'on peut tourner un film qui a tout d'un comics lorgnant sur le pulp sans la moindre image de synthèse. Du grand art. Et 2h30 qui passent comme une brise.
Je précise, pour information, que je ne suis pas un Tarantinolâtre.
Inglorious basterds, Quentin Tarantino

Commentaires

Ghislain a dit…
J'ai pu le voir en VO et il est tout bonnement excellent. Il m'a réconcilié avec Tarantino après la déception Kill Bill.
Anonyme a dit…
Effectivement, un film qui laisse un bon souvenir malgré des limites évidentes.
Gromovar a dit…
@ jtrt : tu penses à quoi ?
Anonyme a dit…
Eh bien, je pense à certains tics de mise en scène qui sont devenus des constantes chez Tarantino, qui pouvaient être efficaces dans Kill Bill par exemple mais qui me semblent peu à-propos ici ; la caractérisation souvent monolithique des personnages, qui manquent bien souvent de consistance, celui joué par Brad Pitt inclus ; les rédérences constantes et bien souvent vides de sens ; la tentation du gore (ici finalement assez contenue)... on peut bien sûr rétorquer que tout ceci est fait à escient, qu'il s'agit de pastiche et de parodie, de jeu sur les genres, mais à force, cela peut aussi fatiguer. Mais cela dit, je le répète, on passe un très bon moment.
Mention spéciale pour Christoph Waltz absolument génial en « Jew hunter »! :)