Green City Wars - Adrian Tchaikovsky

Futur peut-être pas si lointain. Le désastre environnemental en cours a continué. En réaction, des firmes construisirent quelques Cités Vertes (Green Cities) , à savoir de grandes villes autonomes, environnementalement neutres, autosuffisantes en énergie et en nourriture (grâce à leurs fermes extérieures liées) . Neuwien est l’une de celles-ci, et c’est dans ses murs que se déroule l’action de Green City Wars . Pour comprendre le monde imaginé par Adrian Tchaikovsky, il faut savoir que les Villes vertes (et singulièrement Neuwien) ne sont pas juste des cités écoresponsables. Elles sont aussi des lieux d’où a été rendu invisible tout le travail de service qui permet à une ville de fonctionner et à ses habitants de vivre une vie agréable consacrée à des activités à forte valeur ajoutée. Une ville sans prolétariat donc, peuplée seulement de CSP+ vaquant à leurs occupations intellectuelles. Problème : ce prolétariat que les CSP+ ne veulent pas voir (comme en Grande-Bretagne au XIXe siècle...

Glacial


Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur "Velum" alors je ne vais pas faire preuve d'originalité. "Velum" est un roman qui décrit une guerre multiverselle entre anges et anges déchus. Cette guerre se déroule simultanément dans tous les mondes et tous les temps, et elle met en scène une multitude d'avatars de quelques personnalités marquantes. Ultra référencé, le livre évoque plusieurs mythes antiques, manifestations hic et nunc de la guerre du Multivers ; il fait penser suivant les pages à Lovecraft, Borges, Moorcock, Reich, Jung, etc... Ecrit comme un assemblage de fragments brefs, il est ainsi doté d'une narration qui évoque le Ulysse de James Joyce.
"Velum" est donc un très bel exercice de style, érudit et plutôt réussi, clairement larger than life MAIS on s'y ennuie à mourir. Aucun personnage n'a assez de chair pour accrocher le lecteur. Pour parler clair, on se fout de ce qui peut leur arriver. Enclore l'éternité en 500 pages oblige à négliger les personnages, c'est le défaut rédhibitoire de "Velum". Qui peut aimer "Velum" alors ? Les amateurs de mythologie, les gens qui ont aimé "Le Silmarillion" de Tolkien ou "Diaspora" de Greg Egan par exemple.
Velum, Hal Duncan

L'avis détaillé de Nébal

L'avis détaillé d'Efelle

Commentaires

arutha a dit…
J'aime m'attacher aux personnages.
Je n'ai pas pu finir le Silmarillion.
Alors ! Mal bar' le père Arutha dans le rôle du coeur de cible ?
Probab' que oui.
Gromovar a dit…
Passe au large, mon gars.
La liseuse a dit…
Je n'ai pas non plus accroché. J'ai mis du temps à le finir. Mais le côté mythologie était passionnant. c'est toujours ça.
Gromovar a dit…
J'attaque bientôt "Des choses fragiles".
Martlet a dit…
salut !

C'est un bouquin qui à l'air de polariser les avis.

Je ne l'ai pas lu, parce-que je pense que je serais exactement du même avis que toi. Je vais sûrement attendre de voir ce que Duncan écrit dans le futur, pour me faire un avis.
Efelle a dit…
Moi j'ai bien aimé même si je dois reconnaître qu'il est impossible de le lire dans le train ou le métro.
Gromovar a dit…
Tu as posté dessus ?
Efelle a dit…
Ouaip :
http://efelle.canalblog.com/archives/2008/10/31/11181349.html
Gromovar a dit…
OK. Je linke.