Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Glacial


Beaucoup de choses ont déjà été écrites sur "Velum" alors je ne vais pas faire preuve d'originalité. "Velum" est un roman qui décrit une guerre multiverselle entre anges et anges déchus. Cette guerre se déroule simultanément dans tous les mondes et tous les temps, et elle met en scène une multitude d'avatars de quelques personnalités marquantes. Ultra référencé, le livre évoque plusieurs mythes antiques, manifestations hic et nunc de la guerre du Multivers ; il fait penser suivant les pages à Lovecraft, Borges, Moorcock, Reich, Jung, etc... Ecrit comme un assemblage de fragments brefs, il est ainsi doté d'une narration qui évoque le Ulysse de James Joyce.
"Velum" est donc un très bel exercice de style, érudit et plutôt réussi, clairement larger than life MAIS on s'y ennuie à mourir. Aucun personnage n'a assez de chair pour accrocher le lecteur. Pour parler clair, on se fout de ce qui peut leur arriver. Enclore l'éternité en 500 pages oblige à négliger les personnages, c'est le défaut rédhibitoire de "Velum". Qui peut aimer "Velum" alors ? Les amateurs de mythologie, les gens qui ont aimé "Le Silmarillion" de Tolkien ou "Diaspora" de Greg Egan par exemple.
Velum, Hal Duncan

L'avis détaillé de Nébal

L'avis détaillé d'Efelle

Commentaires

arutha a dit…
J'aime m'attacher aux personnages.
Je n'ai pas pu finir le Silmarillion.
Alors ! Mal bar' le père Arutha dans le rôle du coeur de cible ?
Probab' que oui.
Gromovar a dit…
Passe au large, mon gars.
La liseuse a dit…
Je n'ai pas non plus accroché. J'ai mis du temps à le finir. Mais le côté mythologie était passionnant. c'est toujours ça.
Gromovar a dit…
J'attaque bientôt "Des choses fragiles".
Martlet a dit…
salut !

C'est un bouquin qui à l'air de polariser les avis.

Je ne l'ai pas lu, parce-que je pense que je serais exactement du même avis que toi. Je vais sûrement attendre de voir ce que Duncan écrit dans le futur, pour me faire un avis.
Efelle a dit…
Moi j'ai bien aimé même si je dois reconnaître qu'il est impossible de le lire dans le train ou le métro.
Gromovar a dit…
Tu as posté dessus ?
Efelle a dit…
Ouaip :
http://efelle.canalblog.com/archives/2008/10/31/11181349.html
Gromovar a dit…
OK. Je linke.