Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

Descente - Iain Banks in Bifrost 114


Dans le Bifrost 114, on trouve un édito dans lequel Olivier Girard – aka THE BOSS – rappelle que, en SF comme ailleurs, un part et un autre arrive. Nécrologies et anniversaires mêlés.
Il y rappelle fort justement et pour notre plus grand plaisir que, vainquant le criminel effet de génération, Michael Moorcock et Big Bob Silverberg – les Iguanes de l’Imaginaire – tiennent toujours la rampe. Long live Mike and Bob !!

Suivent les rubriques habituelles organisées en actualité et dossier : nouvelles, cahier critique, interview, biographie, analyses, bibliographie exhaustive, philofiction en lieu et place de scientifiction (Roland Lehoucq cédant sa place à Alice Carabédian). C'est de Iain Banks qu'il est question dans le dossier de ce numéro, on y apprendra que la Culture n’est pas seulement « ce qui reste quand on a tout oublié ».

Dans le Bifrost 114 on pourra lire une jolie nouvelle de Iain Banks, intitulée Descente et située dans l’univers de la Culture (il y a des Orbitales). On y assiste au chemin de croix d’un soldat blessé naufragé sur une planète étrangère à l’intérieur d’un scaphandre intelligent endommagé. L’homme (et son compagnon cybernétique) doivent rejoindre à pied une lointaine base pour espérer survivre, des dizaines de jours de marche à cheminer en s’entraidant en terrain compliqué alors que nombre des systèmes du scaphandre ont été rendus inopérants par l’attaque qui les a abattus. On pense au Sarcophagus de Ray Nayler, au Quand on eut mangé le dernier chien de Justine Niogret, et aussi, car ça parle à son seul compagnon en même temps que ça marche et que ça s’épuise, au Vieil homme et la mer d’Hemingway (ferme les yeux, lecteur, mets la voix de Spencer Tracy sur les mots de l’astronaute naufragé, tu te croiras voguant non loin de La Havane).

PS : Dans le Bifrost 114 il y a aussi une nouvelle d’Alastair Reynolds intitulée Les Nuits de Belladone mais, comme conseillé, on lira d’abord son roman La Maison des soleils (ai-je dit qu’on était en train ?).

Commentaires

Unknown a dit…
>>>Dans le Bifrost 114 on pourra lire une jolie nouvelle de Iain Banks, intitulée Descente

C'est un peu énervant pour ceux qui ont le recueil "L'Essence de l'art" qui contient déjà cette nouvelle ! Il n'y avait vraiment aucun inédit ?
Gromovar a dit…
Well, une nouvelle de Reynolds, une de Ives Gilman et une de Baret. Mais pas de Banks, non.