Artemis II décolle cette nuit (si tout va bien)

Cette nuit, si tout va bien, Artemis II va quitter la Terre pour une mission d'une dizaine de jours qui remettra des humains en orbite autour de la Lune pour la première fois depuis 1972 et la mission Apollo 17. Fondamentalement, c'est pour ça qu'on (moi en tout cas, sans le moindre doute) lit de la SF, bien plus que pour disserter sur le sexe des anges ou le cryptofascisme technosolutionniste. Je me félicite donc de ce potentiel retour vers la Lune et croise les doigts pour qu'il se passe au mieux. En attendant la suite. La mission. Ci-dessous la même (ou presque) en VO.

Sarcophagus - Ray Nayler

Image non contractuelle

Petite discussion hier avec l'ami Feyd Rautha. On a toujours intérêt à discuter avec l'ami Feyd Rautha. La preuve, il m'a donné envie de lire trois nouvelles sur lesquelles je vais dire quelques mots ici. (2/3)


"Sarcophagus" est une nouvelle de Ray Nayler lisible à cette adresse.

On y suit les pérégrinations du seul survivant d'une mission d'exploration spatiale. Un homme qui n'a pas voyagé physiquement mais dont la psyché a été expédiée par laser puis téléchargée dans un clone vide envoyé précédemment sur le monde à explorer (Carbone modifié-style).

Problèmes : la planète s'avère plus froide que prévu, ses compagnons d'expédition ont vu leur transmission échouer et le narrateur est donc seul, l'unique module d'approvisionnement intact se trouve à plusieurs jours de marche - sur un monde hostile dans lequel la combinaison de protection de l'astronaute a du mal à se recharger assez vite pour compenser ce que lui coûte sa lutte contre le froid ambiant.

Pas de retour possible pour lui, seul le pousse l'instinct de survie, faire briller un peu plus longtemps la chandelle. Mais relier le module d'approvisionnement se révèle un calvaire, une lutte constante entre le froid qui gagne et la batterie qui se vide, sur un terrain piégeux où explosent sans prévenir les geysers hydrothermiques, et où à tout moment une crevasse peut s'ouvrir et engloutir le marcheur.

Et ce n'est pas le plus grave. Car le naufragé comprend vite qu'il n'est pas seul sur la glace, qu'une massive forme humanoïde se tient sans cesse à la limite de sa vision, et qu'au plaisir égoïste d'être le premier à avoir découvert une vie extra-terrestre risque de succéder rapidement le déplaisir bien plus vif d'être le premier à avoir succombé à une vie extra-terrestre.


Entre l'Helstrid de Léourier et le Terror de Dan Simmons, Nayler propose de suivre un Stranger in a Strange Land dont la soif de vivre ne s'éteint jamais et qui découvre à la toute fin, après une vraie surprise, qu'il a eu raison d'écouter son instinct. A lire.


Sarcophagus - Ray Nayler

L'avis de Feyd

Commentaires