Beneath the Trees Where Nobody Sees - Horvath

Woodbrook est une charmante petite ville de l’Amérique rurale. Les gens y sont bienveillants. Ils s’entraident. Ils vivent et travaillent ensemble en bonne intelligence. Dessinée en images enfantines (avec même une voix off écrite sur des fragments de cahier d’écolier) , peinte en couleurs pastels, Woodbrook nous est présentée par Samantha, l’ourse qui tient le magasin de bricolage et compte parmi les piliers de la communauté.  A Woodbrook, la vie est paisible, tout le monde se connaît, on n’y ferme pas sa porte tant la délinquance y est minuscule – sache, lecteur, qu’on n’y a noté aucun meurtre depuis quarante ans. Et voilà qu’un crime atroce est commis et mis en scène lors de la parade qui célèbre les deux cent ans de la ville. C’est toute la bourgade qui est bouleversée par cet acte impensable. Beneath the Trees Where Nobody Sees est un album de Patrick Horvath, lettré par Hassan Otsmane-Elhaou. Prenant son lecteur à contre-pied, il présente un petit paradis rural qu’il plonge ...

Sarcophagus - Ray Nayler

Image non contractuelle

Petite discussion hier avec l'ami Feyd Rautha. On a toujours intérêt à discuter avec l'ami Feyd Rautha. La preuve, il m'a donné envie de lire trois nouvelles sur lesquelles je vais dire quelques mots ici. (2/3)


"Sarcophagus" est une nouvelle de Ray Nayler lisible à cette adresse.

On y suit les pérégrinations du seul survivant d'une mission d'exploration spatiale. Un homme qui n'a pas voyagé physiquement mais dont la psyché a été expédiée par laser puis téléchargée dans un clone vide envoyé précédemment sur le monde à explorer (Carbone modifié-style).

Problèmes : la planète s'avère plus froide que prévu, ses compagnons d'expédition ont vu leur transmission échouer et le narrateur est donc seul, l'unique module d'approvisionnement intact se trouve à plusieurs jours de marche - sur un monde hostile dans lequel la combinaison de protection de l'astronaute a du mal à se recharger assez vite pour compenser ce que lui coûte sa lutte contre le froid ambiant.

Pas de retour possible pour lui, seul le pousse l'instinct de survie, faire briller un peu plus longtemps la chandelle. Mais relier le module d'approvisionnement se révèle un calvaire, une lutte constante entre le froid qui gagne et la batterie qui se vide, sur un terrain piégeux où explosent sans prévenir les geysers hydrothermiques, et où à tout moment une crevasse peut s'ouvrir et engloutir le marcheur.

Et ce n'est pas le plus grave. Car le naufragé comprend vite qu'il n'est pas seul sur la glace, qu'une massive forme humanoïde se tient sans cesse à la limite de sa vision, et qu'au plaisir égoïste d'être le premier à avoir découvert une vie extra-terrestre risque de succéder rapidement le déplaisir bien plus vif d'être le premier à avoir succombé à une vie extra-terrestre.


Entre l'Helstrid de Léourier et le Terror de Dan Simmons, Nayler propose de suivre un Stranger in a Strange Land dont la soif de vivre ne s'éteint jamais et qui découvre à la toute fin, après une vraie surprise, qu'il a eu raison d'écouter son instinct. A lire.


Sarcophagus - Ray Nayler

L'avis de Feyd

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