Revue Tina IA - Collectif

  Je ne suis guère partisan de l'autopromo mais, la revue étant collective, je veux signaler ici la sortie du numéro de  la revue Tina  consacrée à l'IA. Je ne citerai personne pour n'oublier personne (sommaire ci-dessous) , je dirai juste ici que les 190 pages de la revue sont bien remplies de fictions autant que de non-fictions, qu'on y croise Ian Soliane ( qui commence à être bien connu des lecteurs de ce blog ) , qu'on y lit de la poésie et qu'on peut même y écouter une bande-son. Le sommaire complet de la revue est disponible là. Allez y jeter un oeil, voire les deux.

Descente - Iain Banks in Bifrost 114


Dans le Bifrost 114, on trouve un édito dans lequel Olivier Girard – aka THE BOSS – rappelle que, en SF comme ailleurs, un part et un autre arrive. Nécrologies et anniversaires mêlés.
Il y rappelle fort justement et pour notre plus grand plaisir que, vainquant le criminel effet de génération, Michael Moorcock et Big Bob Silverberg – les Iguanes de l’Imaginaire – tiennent toujours la rampe. Long live Mike and Bob !!

Suivent les rubriques habituelles organisées en actualité et dossier : nouvelles, cahier critique, interview, biographie, analyses, bibliographie exhaustive, philofiction en lieu et place de scientifiction (Roland Lehoucq cédant sa place à Alice Carabédian). C'est de Iain Banks qu'il est question dans le dossier de ce numéro, on y apprendra que la Culture n’est pas seulement « ce qui reste quand on a tout oublié ».

Dans le Bifrost 114 on pourra lire une jolie nouvelle de Iain Banks, intitulée Descente et située dans l’univers de la Culture (il y a des Orbitales). On y assiste au chemin de croix d’un soldat blessé naufragé sur une planète étrangère à l’intérieur d’un scaphandre intelligent endommagé. L’homme (et son compagnon cybernétique) doivent rejoindre à pied une lointaine base pour espérer survivre, des dizaines de jours de marche à cheminer en s’entraidant en terrain compliqué alors que nombre des systèmes du scaphandre ont été rendus inopérants par l’attaque qui les a abattus. On pense au Sarcophagus de Ray Nayler, au Quand on eut mangé le dernier chien de Justine Niogret, et aussi, car ça parle à son seul compagnon en même temps que ça marche et que ça s’épuise, au Vieil homme et la mer d’Hemingway (ferme les yeux, lecteur, mets la voix de Spencer Tracy sur les mots de l’astronaute naufragé, tu te croiras voguant non loin de La Havane).

PS : Dans le Bifrost 114 il y a aussi une nouvelle d’Alastair Reynolds intitulée Les Nuits de Belladone mais, comme conseillé, on lira d’abord son roman La Maison des soleils (ai-je dit qu’on était en train ?).

Commentaires

Unknown a dit…
>>>Dans le Bifrost 114 on pourra lire une jolie nouvelle de Iain Banks, intitulée Descente

C'est un peu énervant pour ceux qui ont le recueil "L'Essence de l'art" qui contient déjà cette nouvelle ! Il n'y avait vraiment aucun inédit ?
Gromovar a dit…
Well, une nouvelle de Reynolds, une de Ives Gilman et une de Baret. Mais pas de Banks, non.