Fistful of Antimatter - Rich Larson

Fistful of Antimatter , de Rich Larson, une référence sans doute au A Fistful of Dollars de Sergio Leone pour ce western spatial situé sur la planète Qopa. Fistful of Antimatter est lisible dans Clarkesworld 240 . Entre nouvelle longue et courte novella, Larson emmène son lecteur sur une planète coloniale peuplée d’humains aussi inégaux que ceux de la planète Terre. Dans les pas de Nuja, bandite, voleuse, mère de sept enfants (dont trois ont grandis dans un exowomb) qui constituent sa bande, Larson nous entraîne dans le désert désolé d’une planète qui ressemble furieusement au Far West, pour des aventures hautes en couleurs. Au menu : « attaque de diligences », gardes armés à déjouer, ville prospère vers laquelle convergent de vulnérables moyens de transport omnibus qui passent d’outpost en outpost, banque remplie comme une caverne d’Ali Baba devenant, de fait, la cible de tous les malandrins des environs. Ajoutons-y un Homme Décapité au corps de polycartilage, pourvu d’une boul...

Descente - Iain Banks in Bifrost 114


Dans le Bifrost 114, on trouve un édito dans lequel Olivier Girard – aka THE BOSS – rappelle que, en SF comme ailleurs, un part et un autre arrive. Nécrologies et anniversaires mêlés.
Il y rappelle fort justement et pour notre plus grand plaisir que, vainquant le criminel effet de génération, Michael Moorcock et Big Bob Silverberg – les Iguanes de l’Imaginaire – tiennent toujours la rampe. Long live Mike and Bob !!

Suivent les rubriques habituelles organisées en actualité et dossier : nouvelles, cahier critique, interview, biographie, analyses, bibliographie exhaustive, philofiction en lieu et place de scientifiction (Roland Lehoucq cédant sa place à Alice Carabédian). C'est de Iain Banks qu'il est question dans le dossier de ce numéro, on y apprendra que la Culture n’est pas seulement « ce qui reste quand on a tout oublié ».

Dans le Bifrost 114 on pourra lire une jolie nouvelle de Iain Banks, intitulée Descente et située dans l’univers de la Culture (il y a des Orbitales). On y assiste au chemin de croix d’un soldat blessé naufragé sur une planète étrangère à l’intérieur d’un scaphandre intelligent endommagé. L’homme (et son compagnon cybernétique) doivent rejoindre à pied une lointaine base pour espérer survivre, des dizaines de jours de marche à cheminer en s’entraidant en terrain compliqué alors que nombre des systèmes du scaphandre ont été rendus inopérants par l’attaque qui les a abattus. On pense au Sarcophagus de Ray Nayler, au Quand on eut mangé le dernier chien de Justine Niogret, et aussi, car ça parle à son seul compagnon en même temps que ça marche et que ça s’épuise, au Vieil homme et la mer d’Hemingway (ferme les yeux, lecteur, mets la voix de Spencer Tracy sur les mots de l’astronaute naufragé, tu te croiras voguant non loin de La Havane).

PS : Dans le Bifrost 114 il y a aussi une nouvelle d’Alastair Reynolds intitulée Les Nuits de Belladone mais, comme conseillé, on lira d’abord son roman La Maison des soleils (ai-je dit qu’on était en train ?).

Commentaires

Unknown a dit…
>>>Dans le Bifrost 114 on pourra lire une jolie nouvelle de Iain Banks, intitulée Descente

C'est un peu énervant pour ceux qui ont le recueil "L'Essence de l'art" qui contient déjà cette nouvelle ! Il n'y avait vraiment aucun inédit ?
Gromovar a dit…
Well, une nouvelle de Reynolds, une de Ives Gilman et une de Baret. Mais pas de Banks, non.