The Blacktongue Thief - Christopher Buehlman

Kinch Na Shannack appartient à la Takers Guild , nom officiel de la Guilde des Voleurs. Comme la plupart de ses confrères et consœurs, il est endetté envers l’organisation en contrepartie de la formation qu’il a reçue. Une dette qu’il doit payer, sous peine de mort à plus ou moins brève échéance. Voilà pourquoi, quand une mission lui est confiée, il s’exécute sans discuter – alors même qu’il ne connaît pas la nature exacte de la tâche qu’on attend de lui. Tout ce qu’on lui a ordonné, c’est d’accompagner une femme chevalier en route pour Oustrim, un royaume situé à l’autre bout de la carte, qui vient d’être envahi par une armée de géants. Compétent dans le crochetage, le combat au couteau, l’escalade de murs, l’art d’amortir ses chutes, le tissage de mensonges, la fabrication de pièges, et capable de lancer quelques petits sortilèges, Kinch est un voleur doué et efficace. La femme qu’il doit convaincre d’accepter sa compagnie se nomme Galva, et c’est une combattante redoutable. Si The B...

The Empty - Ray Nayler


Futur. Nevada, sur la 50, la route la plus solitaire des USA.
Sal est "conductrice" (kind of) de convois de camions. Un boulot peu cool et mal payé mais qui permet de régler les factures et fait d'elle l'une des deux seules personnes de sa famille avec un job. Rien d'épuisant à faire, juste surveiller les cadrans. Et voilà qu'un voyant rouge d'alerte s'allume. Et que Sal décide de s'en occuper. Au péril de sa tranquillité.

En 5600 mots, Ray Nayler crée un monde d'où l'emploi a été presque intégralement éradiqué par l'automatisation. Il dépeint un monde où des jobs à la limite de l'indenture sont la seule alternative à la pauvreté oisive qui va avec le revenu minimum garanti.
En si peu de mots il crée au moins deux personnages à qui il donne background, objectifs, personnalités, raisons d'être.
En peu de caractères il dit la commodification des relations humaines, cause et conséquence de l'établissement de l'individualisme consumériste. Il raconte aussi, nées de ce monde qu'il décrit, les stratégies minables pour tenter de survivre un peu mieux ainsi que l'extinction progressive de toute solidarité, mais il n'oublie pas les bribes qu'il en reste parfois et permettent d'accepter de se sacrifier sciemment pour un autrui inconnu.
Il raconte, en d'autres termes, une histoire, palpitante, émouvante, implicante, parfaitement située dans ce monde qui seul la rend possible.

Un monde, des personnages, une histoire, en 5600 mots. C'est de la pure SF, de la très belle ouvrage, du genre qu'on ne voit pas si souvent.

The Empty, Ray Nayler

Commentaires

Anonyme a dit…
Merci pour cet article et pour le lien vers cette nouvelle.
C'est effectivement un superbe pain dans la gueule.
Gromovar a dit…
You're welcome.