The Blacktongue Thief - Christopher Buehlman

Kinch Na Shannack appartient à la Takers Guild , nom officiel de la Guilde des Voleurs. Comme la plupart de ses confrères et consœurs, il est endetté envers l’organisation en contrepartie de la formation qu’il a reçue. Une dette qu’il doit payer, sous peine de mort à plus ou moins brève échéance. Voilà pourquoi, quand une mission lui est confiée, il s’exécute sans discuter – alors même qu’il ne connaît pas la nature exacte de la tâche qu’on attend de lui. Tout ce qu’on lui a ordonné, c’est d’accompagner une femme chevalier en route pour Oustrim, un royaume situé à l’autre bout de la carte, qui vient d’être envahi par une armée de géants. Compétent dans le crochetage, le combat au couteau, l’escalade de murs, l’art d’amortir ses chutes, le tissage de mensonges, la fabrication de pièges, et capable de lancer quelques petits sortilèges, Kinch est un voleur doué et efficace. La femme qu’il doit convaincre d’accepter sa compagnie se nomme Galva, et c’est une combattante redoutable. Si The B...

Bien-aimé - Ian MacLeod in Bifrost 110


Dans Bifrost 110, on trouve toutes les rubriques habituelles et un très complet dossier consacré à Alastair 'Inhibiteurs' Reynolds.

On y trouve aussi une bonne nouvelle de Ian MacLeod intitulée Bien-aimé, déjà parue en français dans l'anthologie Century XXI (sous un titre différent).


Dans ce court texte qui se passe ici et dans pas trop longtemps, MacLeod dresse à la deuxième personne du singulier le portrait de la nuit banale d'une travailleuse du sexe dans un monde où l'échange temporaire de conscience est possible entre client et prostituée. Mon esprit dans ton corps et le tien dans le mien au moment de faire la bête à deux dos, c'est faire une expérience sexuelle inhabituelle, c'est aussi pouvoir assouvir des fantasmes masochistes sans endommager son propre corps et certainement avec la satisfaction secrète de meurtrir celui d'un autre payé pour l'accepter.

Dur sans être larmoyant, délicat comme toujours chez MacLeod, Bien-aimé fait du lecteur le voyeur gêné de la rencontre, dans une forme de banalité du Mal ordinaire, entre deux mondes dont l'un n'est fait que pour être abusé par l'autre. Ce texte est de ces nouvelles qui, en peu de mots, touchent et interrogent. Rappellent aussi qu'en lisant MacLeod on pense toujours un peu à Paul Schrader.

Sur MacLeod on peut lire aussi.

Commentaires

Unknown a dit…
Il aurait fallu rappeler que la nouvelle est déjà parue en français dans l'anthologie Century XXI (sous un titre différent).
J'ai eu la mauvaise surprise de découvrir ça en lisant le Bifrost 110. Donc attention à ceux qui ont déjà l'anthologie dans leur collection, c'est un élément à prendre en compte.