La Seconde vie de Sander - Stepan Razorënov

Sander est mort. Et Sander « renaît », dans un au-delà qui est peut-être l’Enfer, ou pas. Un Diable y règne en tout cas, mais il ne contrôle qu’un palais, une salle de torture, et quelques troupes, chasseurs, gardes et tortionnaires. Le reste est un no man’s land dans lequel errent les bannis tels que lui, anciens humains que leur trépas puis leur renaissance ont revêtu de formes monstrueuses. Contrairement à certains égarés, Sander ne se suicide pas dès sa renaissance. Contrairement à tous, il ne se satisfait pas d’une existence stérile et oisive dans un monde vide où rien d’autre n’arrive que les attaques périodiques des chasseurs du Diable qui enlèvent les born-again et les emmènent vers un avenir de torture. Non. Sander est différent. Sander a une idée et un projet. Fédérer autour de lui les énergies et les compétences de tous les born-again pour bâtir une ville dans laquelle tous (les déjà présents comme les nouveaux arrivants) seront accueillis, tous vivront mieux, t...

Un soir d'orage : Nicolas Martin dans Bifrost 108


Ici et maintenant, précisément la nuit du 22 septembre 2021. Une nuit particulière car, alors que gronde et tonne un violent orage sur le petit bout de France dans lequel vit un petit garçon épileptique sévère, Enzo, la planète entière est elle aussi bombardée par un flux de neutrinos et d'antineutrinos de haute énergie. Avec des conséquences catastrophiques pour tous, centuplées pour Enzo, petit garçon seul dont les parents sont sortis et la sœur rendue impuissante par les conséquences terrifiantes de la pluie de particules.

Enzo doit sortir, partir à la recherche de ses parents, dans un monde effrayant et hostile pour un très jeune garçon, sujet de surcroît à des crises d'épilepsie. Un monde que le chaos provoqué par l’événement spatial rend plus terrifiant encore.


Avec Un soir d'orage, Nicolas Martin explore des peurs d'enfance pas si subjectives que ça. Il le fait avec un sens de la narration, du rythme, de la progression dramatique qui était déjà impressionnant dans Le Cruciverbiste. Un soir d'orage, comme son devancier, est le texte d'un auteur qui a vu et intégré quantité de films d'horreur et y a appris comment rendre une narration haletante.

De plus, faire d'un enfant le héros involontaire du récit ajoute à ce qui précède. Il est si difficile pour un jeune, handicapé de surcroît par ses crises, d'invoquer assez de maîtrise et de courage pour faire face à une situation qui paralyserait nombre d'adultes.

C'est donc un très bon texte.


Mais pourquoi cette fin ?????

Commentaires

Anudar a dit…
Comme je m'en doutais, ce texte m'a beaucoup plu. Chronique suivra dans quelques jours, j'ai lié la tienne.