Not Like Other Girls - AL Goldfuss

A creature wearing a woman’s body becomes a lonely man’s girlfriend, but the woman suit and his interest start to rot. Not Like Other Girls est une nouvelle de A.L. Goldfuss lisible gratuitement là . En peu de mots (disons 6000) , Rothfuss réussit un tour de force weird et body-horror qui écoeure un peu, émeut beaucoup et amène - pour peu qu'on le veuille - à réfléchir aussi. Pas mal du tout en seulement huit pages. Invasion, affirmation de soi, utilisation du corps de l'autre (et pas seulement par le coupable idéal) , relation toxique, micro-roman d'apprentissage, on est ici entre Puppet Masters et, pour les happy few, Night Shift (celui de Siouxsie, silly !) . Not Like Other Girls  est une histoire impressionnante qui induit chez son lecteur une succession de sentiments aussi variés que contradictoires et pousse à penser les abus qui s'y déroulent tant d'un coté que de l'autre. C'est un excellent texte à ne pas mettre sous tous les yeux. C'est cela...

Un soir d'orage : Nicolas Martin dans Bifrost 108


Ici et maintenant, précisément la nuit du 22 septembre 2021. Une nuit particulière car, alors que gronde et tonne un violent orage sur le petit bout de France dans lequel vit un petit garçon épileptique sévère, Enzo, la planète entière est elle aussi bombardée par un flux de neutrinos et d'antineutrinos de haute énergie. Avec des conséquences catastrophiques pour tous, centuplées pour Enzo, petit garçon seul dont les parents sont sortis et la sœur rendue impuissante par les conséquences terrifiantes de la pluie de particules.

Enzo doit sortir, partir à la recherche de ses parents, dans un monde effrayant et hostile pour un très jeune garçon, sujet de surcroît à des crises d'épilepsie. Un monde que le chaos provoqué par l’événement spatial rend plus terrifiant encore.


Avec Un soir d'orage, Nicolas Martin explore des peurs d'enfance pas si subjectives que ça. Il le fait avec un sens de la narration, du rythme, de la progression dramatique qui était déjà impressionnant dans Le Cruciverbiste. Un soir d'orage, comme son devancier, est le texte d'un auteur qui a vu et intégré quantité de films d'horreur et y a appris comment rendre une narration haletante.

De plus, faire d'un enfant le héros involontaire du récit ajoute à ce qui précède. Il est si difficile pour un jeune, handicapé de surcroît par ses crises, d'invoquer assez de maîtrise et de courage pour faire face à une situation qui paralyserait nombre d'adultes.

C'est donc un très bon texte.


Mais pourquoi cette fin ?????

Commentaires

Anudar a dit…
Comme je m'en doutais, ce texte m'a beaucoup plu. Chronique suivra dans quelques jours, j'ai lié la tienne.