Haut les cœurs ! Les Utopiales 2026 arrivent !

Du 29 octobre au 1er novembre 2026, les Utopiales retrouvent la Cité des congrès de Nantes pour une 27e édition placée sous le signe des « Perspectives ». Observation, illusion, plan et vertige : quatre portes d’entrée pour interroger nos façons de voir, de représenter et d’imaginer le monde. La science-fiction devrait avoir quelques idées sur la question. Parmi les 97 auteurs annoncés, on retrouvera notamment Robert Jackson Bennett, Kim Bo-Young, Catherine Dufour, Ian McDonald, John Langan, Annalee Newitz et Dolki Min. Scientifiques, artistes, professionnels du jeu et du cinéma croiseront leurs regards avec les leurs au fil de 131 conférences et tables rondes. De quoi nourrir les discussions, avant de prolonger les rencontres dans la grande librairie du festival et ses séances de dédicaces. Les images auront aussi toute leur place : treize expositions, dont une grande traversée de l’univers graphique de Léa Murawiec, également signataire de l’affiche, et les architectures de Miel Van...

Nicolas Martin dans l'Utopiales 2019


Comme chaque année, ActuSF a publié un recueil de nouvelles spécialement pour les Utopiales, regroupant des textes d'auteurs qui y étaient présents.
On en parlera ici au fil de l'eau, autant pour le plaisir de découvrir certaines des œuvres incluses que pour le bonheur de se souvenir des quelques jours passés en un lieu parfois aussi surpeuplé que la ligne 13 dans ses grands moments (c'est à dire tout le temps).

On commence par une mise en bouche du pétillant Ugo Bellagamba, qui offre, sur un ton amusant, quelques pincées d'érudition sur le thème du festival « Coder/Décoder ».

Nicolas 'Méthode scientifique' Martin propose avec Le cruciverbiste une petite pépite lovecraftienne.
Pas de Nouvelle-Angleterre ici, pas de vieil érudit myskatonien, non. Le personnage principal est un verbicruciste – en dépit du titre fallacieux – licencié de son journal et recueilli par un frère guère plus nanti que lui. Le littéraire désœuvré commence à entendre des sons, des mots, une mélopée qui devient absolument obsédante. Interpréter – décoder donc – le message transdimensionnel, le mettre en actes, jusqu'à l'horreur, voilà ce qui s'impose au has-been en déshérence.
Avec une montée en tension maîtrisée dans une ambiance étouffante qui rappellent autant le Whisperer in Darkness de Lovecraft que les éprouvants Bug de Friedkin ou Seul contre tous de Noé, un climax habile sans ponctuation, et une conclusion ligottiesque, Martin réussit son pari et livre une nouvelle interprétation d'HPL qui ajoute une petite pierre originale à un édifice connu. Bravo !

Le cruciverbiste, Nicolas Martin

Cya soon, buddies.

Commentaires