Farmhand 5 - The End - Rob Guillory

La série Farmhand , de Rob Guillory, se termine en beauté avec ce volume 5 sobrement intitulé The End . Juste quelques lignes pour dire que ce dernier tome est à la hauteur de ceux qui l’ont précédé. Après les événements du tome 4 , Zak ne va pas fort. Du tout. Les infectés sont partout, même si tous ne sont pas encore dangereux. La possédée Thorne et ses séides contrôlent une bonne partie de la ville. Les Jenkins y jouissent d’une immunité temporaire, décrétée par Thorne pour des raisons qui ne sont pas, au début, explicites. Pour repousser encore une fois – provisoirement – le Mal, la démoniaque doit être vaincue. Aujourd'hui, à Freetown, ce sont les Jenkins et leurs alliés qui sont à la manœuvre. Ils devront mettre leurs vies dans la balance et compter sur ce qui les distingue radicalement de Thorne et du démon qui l'anime : une capacité d’amour et de pardon dont les méphitiques envahisseurs de Freetown sont bien incapables. On peut voir dans Farmhand une réflexion sur les ...

Bifrost 107 Spécial Fictions


Arrivée du Bifrost n° 107, un numéro d'été Spécial fictions, sans dossier thématique mais avec six nouvelles et novelettes.

On y trouvera comme toujours les critiques des nouveautés SFFF, quelques mots sans concession sur les revues, et quelques news du milieu. On y lira une interview du traducteur de chinois  Gwennaël 'Problème à trois corps' Gaffric. On y apprendra, grâce aux plumes combinées de Roland Lehoucq et de Fabrice Chemla, tout ce qu'il fait savoir sur l'étrange luminescence éternelle de la protomolécule. On s'y demandera enfin qu'elle est la validité juridique d'une incrimination sur la base de prédictions précog.

Et on lira, avant ou après, environ 120 pages de nouvelles, parmi lesquelles j'ai particulièrement apprécié :

  • Deux vérités, un mensonge de Sarah 'A song for a new day' Pinsker. Un texte weird et étrangement déprimant dans lequel le décès d'une vieille connaissance est l'occasion pour une jeune femme de se souvenir d'un étrange et inquiétant personnage de son enfance et de réaliser qu'elle s'est construite derrière un mur d'illusion et de faux semblants, se protégeant derrière comme le défunt le faisait derrière les objets qu'il accumulait jusqu'au délire.
  • Sarcophage de Ray Nayler. Un texte SF dont je disais du bien il y a quelques temps déjà.
  • Encore cinq ans d'Audrey Pleynet. Dans un ton qui rappelle la SF française des 70's (ne me demande pas de développer, lecteur, c'est un sentiment), l'autrice apporte une solution au bouleversement écologique mondial, aussi radicale que celle de KSR dans The Ministry for the Future mais presque diamétralement opposée dans sa mise en œuvre comme dans son aboutissement. Un beau texte, aussi simple dans sa narration que vertigineux dans ce qui est narré.

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