No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Un roi sans divertissement - Jean Giono


Bon, faisons-la courte. Impossible de rendre Un roi sans divertissement de Giono en BD.

Merci, vous pouvez reprendre une activité normale.


Un roi sans divertissement, Dufaux, Terpant, d'après Jean Giono

Commentaires

Anonyme a dit…
Ce n’est pas une bonne adaptation ? On peut passer son chemin ? Dommage ...
Gromovar a dit…
C'est joliment fait.
Mais la particularité du roman est son mode particulier de narration. Or ici il n'est que peu utilisé, malgré quelques passages de témoin, et une sorte de revenons-y à la toute fin. De ce fait, ce qui faisait le sel du roman passe un peu à l'as.
Anonyme a dit…
Je passe moi aussi.
Souvent dans une BD,le dessin l’emporte sur le texte,je m’en tiens donc au roman.
Weirdaholic a dit…
Ah, ton avis ne me surprend pas, vu le style de dessin adopté, beaucoup trop classique pour un texte aussi percutant (la preuve, je sais encore la fin par coeur).

Il faut savoir que Giono lui-même a scénarisé une adaptation filmique de son roman, qui explicitait volontairement bien des points laissés dans l'ombre dans le livre. Le résultat, réalisé par François Leterrier et mis en musique par Jacques Brel (superbe générique), est vraiment très intéressant à comparer au livre (le cinéaste fait un usage très particulier du scope et de la couleur).

Du coup, je vois mal l'intérêt d'une BD dans ce contexte, ou alors inspirée du film (à voir si vous aimez le roman, mais attendez-vous à des surprises)...
Gromovar a dit…
Ouais, déception.

Je ne connaissais pas le film mais je vais essayer de le trouver. Merci pour l'info. Je le comparerai à mon souvenir du livre.
Cess a dit…
Je te passe le DVD, qui n'avait pas été facile à trouver en son temps, très vite.