Up from Slavery - Victor Lavalle

  Up from Slavery est une nouvelle de Victor Lavalle qu'on peut lire là . Elle commence par « I’m going to start with the pregnant woman because she survived. » . Le narrateur raconte ensuite comment il a aidé la femme à sortir du wagon endommagé après le déraillement du train dans lequel ils se trouvaient tous les deux. Le chapitre se termine par « The public would blame the train’s engineer for the catastrophic accident but that wasn’t true. I helped those survivors, yes, but I caused the train crash, too. » . Intrigant. Up from Slavery reprend le titre de l’autobiographie, très connue aux USA, de Booker T. Washington , un ancien esclave. Né esclave en 1856 et mort en 1915, Washington est émancipé en 1865. Après des études au Hampton Institute, il fonde le Tuskegee Institute , une école normale pour personnes noires. Devenu un des leaders noirs connus, il prononce le célèbre Discours de compromis d’Atlanta . En 1901, il publie Up from Slavery , une autobiogr...

Niuniu - Baoshu


Dong Fang et Shen Lan sont un (encore jeune) couple dont le temps et la routine ont érodé la passion. Une nuit de dispute et d'orage, ils conçoivent Dong Qingwan, une petite fille qu'ils surnommeront Niuniu dans l'intimité et qu'ils aimeront profondément, tant Shen Lan que le d'abord plus circonspect Dong Fang.

L'histoire commence sur le souvenir de cette nuit particulière. Puis, le récit branche immédiatement après sur un moment de la vie du couple avec Niuniu. Et, bien vite, ce qui se donne à lire laisse comprendre que quelque chose, là, est bizarre (on ne sait pas quoi au début, et je ne le dirai donc pas ici).

Ne voulant pas spoiler, il m'est difficile d'être autre chose que vague. Qu'on sache juste que ce texte est touchant, qu'en peu de mots il dépeint très justement des sentiments forts, qu'il sait faire monter la tension quand elle est nécessaire, qu'il implique son lecteur dans les affres de la vie si particulière de Dong Fang (celui qui est narré à la troisième personne) au point qu'on compatit, au sens étymologique du terme.

C'est dans Clarkesworld 170 qu'on trouve cette nouvelle de Baoshu intitulée "Niuniu" - le surnom, pet name, de la petite fille. C'est un texte émouvant, doucement triste, qui livre quelques réflexions pertinentes sur le passage du temps, le vieillissement, la mortalité - et ce qu'elle fait tant à celui qui part qu'à celui qui reste.

Pour mémoire, Baoshu, est the "Three Body Problem" fanfic guy, auteur de La rédemption du temps. Il est par ailleurs diplômé de philosophie, ce qui transparait dans la manière dont il exprime les rapports entre temps et humanité en quelques phrases simples - on sent qu'il y a un peu réfléchi.

Niuniu, Baoshu

Commentaires

Christian a dit…
C’est en effet très triste mais glaçant en même temps.
Merci pour ce moment de lecture très touchant.
Gromovar a dit…
Tant mieux si tu as aimé.