The Tinder Box - MR Carey

The Tinder Box (Le Briquet en français) est un conte de Hans-Christian Andersen. En voici un résumé : Un soldat rencontre une sorcière qui lui demande de récupérer un vieux briquet caché dans un arbre creux. Au fond de l’arbre, il découvre trois coffres remplis de cuivre, d’argent et d’or, gardés par d’immenses chiens. Il s’empare de l’or et du briquet, puis tue la sorcière lorsqu’elle refuse de lui révéler le pouvoir de l’objet. Arrivé en ville, le soldat mène une vie luxueuse jusqu’à ce qu’il ait dépensé toute sa fortune. Il découvre alors que le briquet permet de faire apparaître les chiens, qui obéissent à tous ses ordres. Il leur demande notamment de lui apporter une princesse enfermée par ses parents, car une prophétie annonce qu’elle épousera un simple soldat. Le roi et la reine finissent par découvrir le soldat et le condamnent à mort. Au moment de son exécution, celui-ci utilise le briquet pour appeler les trois chiens. Ils le sauvent, renversent le roi et la reine, et disper...

Niuniu - Baoshu


Dong Fang et Shen Lan sont un (encore jeune) couple dont le temps et la routine ont érodé la passion. Une nuit de dispute et d'orage, ils conçoivent Dong Qingwan, une petite fille qu'ils surnommeront Niuniu dans l'intimité et qu'ils aimeront profondément, tant Shen Lan que le d'abord plus circonspect Dong Fang.

L'histoire commence sur le souvenir de cette nuit particulière. Puis, le récit branche immédiatement après sur un moment de la vie du couple avec Niuniu. Et, bien vite, ce qui se donne à lire laisse comprendre que quelque chose, là, est bizarre (on ne sait pas quoi au début, et je ne le dirai donc pas ici).

Ne voulant pas spoiler, il m'est difficile d'être autre chose que vague. Qu'on sache juste que ce texte est touchant, qu'en peu de mots il dépeint très justement des sentiments forts, qu'il sait faire monter la tension quand elle est nécessaire, qu'il implique son lecteur dans les affres de la vie si particulière de Dong Fang (celui qui est narré à la troisième personne) au point qu'on compatit, au sens étymologique du terme.

C'est dans Clarkesworld 170 qu'on trouve cette nouvelle de Baoshu intitulée "Niuniu" - le surnom, pet name, de la petite fille. C'est un texte émouvant, doucement triste, qui livre quelques réflexions pertinentes sur le passage du temps, le vieillissement, la mortalité - et ce qu'elle fait tant à celui qui part qu'à celui qui reste.

Pour mémoire, Baoshu, est the "Three Body Problem" fanfic guy, auteur de La rédemption du temps. Il est par ailleurs diplômé de philosophie, ce qui transparait dans la manière dont il exprime les rapports entre temps et humanité en quelques phrases simples - on sent qu'il y a un peu réfléchi.

Niuniu, Baoshu

Commentaires

Christian a dit…
C’est en effet très triste mais glaçant en même temps.
Merci pour ce moment de lecture très touchant.
Gromovar a dit…
Tant mieux si tu as aimé.