Nine Billions Turing Tests - Chris Willrich

Vijay Chandra est un brillant informaticien. Il est aussi un veuf éploré qui se remet difficilement du décès de son épouse, Mara, et vit depuis seul avec sa chatte, Kaali, qui semble n’avoir guère la forme. Dans un futur proche où le changement climatique s’est amplifié et où assistants numériques autonomes et copies robots de personnes vivantes sont devenus banaux, le veuf s’est un peu retiré du monde. Déjà trop geek pour beaucoup, celui qu’on surnommait the weird one , n’a, de fait, plus vraiment de contacts qu’avec les IA personnelles de ses quelques proches. Ca fait peu. Et voilà qu’un nouveau malheur approche et qu’un nouvel « ami » s’invite dans la monde de Vijay. Il n’y a pas beaucoup plus à dire sans spoiler sur cette très jolie nouvelle lisible gratuitement sur le site Tor . World-building impressionniste, surgissement de l’émotion dans un texte qui ne semblait pas s’engager dans cette direction, discussions engageantes sur la Conscience et l’Etre, Nine Billions Turing Tests

La route de Tibilissi - Chauvel - Dispensable


Si on a gardé une âme d'enfant.
Si on aime bien les manga en général et Miyazaki en particulier.
Si on aimes les sujets importants même lorsqu'ils sont traités de manière décevante.
Alors, oui.
Sinon, mieux vaut économiser son temps.
176 pages pour dire, si je résume, que la guerre est un groß malheur, que les civils (en dépit de multiples conventions dont les premières remontent à la Guerre de Trente Ans) en sont des victimes aussi abasourdies qu'innocentes, que les enfants civils le sont encore plus, que la perte est triste, que la peur est lancinante en situation d'incertitude, que l'exil est le prix à payer pour la survie, que l'imagination (l'illusion ?) peut être le refuge de la conscience traumatisée. Pourquoi pas ? Mais il faut une vraie histoire et de vrais personnages, développés l'une et les autres. Ici, tout est trop générique, trop linéaire, trop simpliste. Dans "La route de Tibilissi", Chauvel file une idée très contemporaine ; il oublie juste de la traiter vraiment.

La route de Tibilissi, Chauvel, Kosakowski

Commentaires

Baroona a dit…
Ah merde, j'avais repéré sa sortie en me disant que ça paraissait bien. Me voilà refroidi.
Gromovar a dit…
Désolé ;)
Baroona a dit…
Bon, j'ai tout de même fini par le lire, vu qu'il était dispo' à la bibliothèque et que je ne trouvais pas grand chose. Je peux donc confirmer que ton avis est tout à fait juste : c'est dispensable, trop plat pour être marquant. Et ce même quand on aime les mangas et Miyazaki. =/
Gromovar a dit…
Ben oui, c'est dommage.