Le Serment - Gabella - Bourgouin

  Contrairement à ce que j’affirmais hier, la chronique conclusive de la série Fables n’aura été que la pénultième du mois de février. C’est celle-ci qui sera la dernière. Alexandre est un médecin brillant (parait-il) . Après une erreur ? malversation ? malveillance ? il a été radié et interdit d’exercer. Pour préserver son train de vie et celui de sa famille dans leur superbe maison en duplex, Alexandre, depuis, est le médecin de la pègre. Anonyme et protégé par d’imposants protocoles de sécurité, le médecin déchu soigne les blessés de la guerre des gangs ou des braquages qui tournent mal. Voilà qu’un soir, alors qu’il soigne un blessé par balles dans son cabinet de médecine secret, il y subit l’intrusion d’un homme très excité qui affirme avoir été mordu par un vampire et avoir besoin d’attention médicale urgente – pour être précis, avant le coucher du soleil et une métamorphose dont les conséquences seraient fatales pour Alexandre. Comme toi, lecteur, le praticien ne croit pas ...

Sandman VII : The End

Février 2016, "Sandman Volume VII". C’est la fin, une fin douce et paisible car le baisser du rideau est parfaitement géré, dans la droite ligne du tout ce qui a précédé.

Impossible de résumer, ne serait-ce que le contexte, sans spoiler. Aucun résumé donc. Qu’on sache seulement que ce tome VII énorme - 560 pages - conclut de manière spectaculaire, évidente et logique, une série de 75 épisodes - sans compter quelques suppléments - qui est un des monuments du comic contemporain. Comme Moore avec Watchmen, comme Spiegelman avec Maus, comme quelques autres aussi que j’oublie sûrement, Gaiman a contribué, avec Sandman, à forger un genre, à consolider des lettres de noblesse encore un peu fragiles en 1989, à intriquer folie graphique des meilleurs artistes contemporains et scénario d’une richesse et d’une profondeur toutes mythologiques. Dans 2000 ans on lira Sandman comme on lit aujourd’hui L’Odyssée ou le Mahabharata.

Qu’on sache aussi que la version française publiée par Urban Comics depuis trois ans a bénéficié de l’immense et excellent travail de traduction de Patrick "GoT" Marcel qui a ainsi mis cette œuvre à la disposition d’un public non anglophone.

Qu’on sache enfin que le travail éditorial d’Urban Comics est digne de louanges. Superbes ouvrages hardbound, interviews nombreuses, longues et analytiques (au point que j’analysais moins que d’habitude pour ne pas être accusé de plagiat), variant covers, storyboards, etc…
Si l’on ne regarde que ce volume VII, il contient bien plus que les épisodes 70 à 75 (La veillée) au casting éblouissant et qui se conclut par La tempête, très bel adieu à Shakespeare et portrait saisissant d’un créateur habité dont la création arrive à son terme. On y trouve donc, après la conclusion du cycle, un mini récit intitulé La dernière histoire de Sandman, la version illustrée de la novella Les chasseurs de rêve (qu’on trouvait en version comic dans le volume V), ainsi que la mini série Nuits d’Infinis, écrite plus tard, qui met en scène chacun des Infinis dans une histoire propre (trois au moins de ces sept portraits sont brillants), sans oublier divers suppléments.

Sandman VII, Gaiman et al.

Commentaires

Efelle a dit…
Bref c'est de la bonne si je te comprends bien. :)
Gromovar a dit…
Je suis assez explicite ?
Lorhkan a dit…
Immanquable.

Si je ne m'abuse, le "Overture" est prévu en tant que volume 8, non ?
Vert a dit…
Il est sorti ? Bon du coup je sais à quoi je vais consacrer mon prochain jour de congé :D
Gromovar a dit…
Je me disais aussi.