Phantom Road t3 - Lemire - Walta - Bellaire

Nouvel article court, consacré cette fois au TPB 3 du Phantom Road de Lemire, Walta et Bellaire. Contrairement au TPB 6 de Department of Truth qui ne faisait que bien peu avancer l’intrigue, ce volume 3 de la série fantastique de Lemire laisse son lecteur bien plus au fait de ce qui se passe dans le très étrange monde de la Phantom Road . Ambiance Twin Peaks toujours, avec ce que ça comporte de zones d’ombre et d’étrangeté, mais, enfin, on commence à y voir un peu plus clair sur les enjeux du récit, sur les rapports entre les personnages, sur l’historicité de l’objet que doivent transporter vers un mystérieux Golgotha les héros malheureux de la série, à savoir Dom et Birdie. On comprend, en lisant ce tome 3, comment l’agente Weaver est liée familialement à la Phantom Road . On découvre quel est le rôle des relais routiers Billy Bear . On apprend que le père de l’agente Weaver fut le deuxième à enquêter sur les mystères de la Phantom Road et qu’il eut un prédécesseur, l’homme en che...

X's for Eyes, Laird Barron, Inutile pochade

Avec "X’s for Eyes" (novella, 92 pages), Laird Barron revient à l’univers qu’il développait longuement dans l’excellent The Croning.

Notre monde en version peu décalée, de vieilles familles aussi riches que puissantes et mystérieuses, des pactes secrets avec de puissantes entités absolument étrangères, un mal ancien et incommensurable allié à de bien sinistres humains, plus quelques cultistes un peu stupides pour faire bonne mesure.

"X’s for Eyes" est l’histoire du coming of age de Macbeth et Drederick Tooms, deux frères adolescents et héritiers potentiels de leur puissante famille. Au cœur des années 50, ils se retrouvent mêlés, du fait de leur propre  malice psychopathologique, à une affaire qui les dépasse, impliquant, outre leur propre famille et son IA cristalline (!), un Sultan des Démons dansant stupidement au son de flutes folles. Il faudra survivre et comprendre pour espérer se sortir au mieux de ce pataquès.

Ca se veut lovecraftien, ça se veut pulp, ça se veut drôle. Problème : aucun des trois objectifs n’est atteint.

Tellement peu écrit qu’on dirait par moments ces résumés de l’histoire qu’on trouve au début des scénarios de jeu de rôle, "X’s for Eyes" n’est jamais drôle en dépit des efforts, laborieux au point d’en être douloureux, de Barron. N’est pas Stross qui veut, et "X’s for Eyes" est si loin de la Laverie que c’en est effrayant. Il n’y a pas non plus de patte lovecraftienne car, cookie-cutter et dépourvus d’historicité, les personnages n’inspirent rien, ni empathie, ni dégout. Enfin, pour ce qui est de l’aspect action/pulp, c’est plus de la frénésie stroboscopique que de l’énergie.

A éviter absolument.

X’s for Eyes, Laird Barron

Commentaires

Anonyme a dit…
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Anonyme a dit…
Tiberix : Bon sang, pareil. J'avais a-do-ré "The Croning", y compris dans son côté long, stagnant et suintant... Mais là j'ai cru à un roman YA (qui sont de fait un signe que la fin des temps est proche, quand les YA ne doivent pas lire Bukowski, mais plutôt des ersatz de Céline Dion -- oui je pense à JK. Rowling).

Bref, c'est une bouse. Re- : /
Gromovar a dit…
Dis-moi mon bon Jean Tégé, ce blog n'est pas une colonne Morris. Je supprime ton message de pub.
Gromovar a dit…
J'aurais dit YA aussi mais on va finir par croire que je fais une fixette.
Philippe a dit…
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Gromovar a dit…
Pas de pub ici. Je supprime.