No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

The Three-Body Problem, Hugo 2015

Après une année très agitée pour les Hugo, le verdict, concernant les romans, est tombé : The Three-Body Problem, de Liu Cixin traduit par Ken Liu, emporte le trophée. Loin de la grotesque tentative des navrants Sad Puppies et Rabid Puppies d'entrainer le Prix dans des directions aussi contestables que dangereuses pour sa survie même, les votants ont désigné une SF, certes plutôt classique dans son approche et en tout cas loin des innovations formelles très idéologiques d'Ann Leckie, mais définitivement non américaine et non occidentale.
Un chinois traduit par un sino-américain : deux puissances spatiales sont à l'honneur dans ce bien beau cru 2015.

On peut lire la chronique de The Three-Body Problem ici, et celle de sa suite The Dark Forest là. 

Stay tuned !

Commentaires

Anonyme a dit…
Et le Hugo du meilleur film de SF de l'année à "Gardiens de la galaxie" ???? Rien pour "Interstellar" ?
Quelle bouffonnerie c'est devenu ce prix Hugo.....
Anonyme a dit…
Interstellar, c'était vraiment long et ennuyeux.