The Traveler - Joseph Eckert

Scott Treder est un gars normal. Il est marié à Amy. Ils ont un fils de sept ans, Lyle. Il est informaticien. Et ce matin d’avril, comme tous les matins, il part en voiture à son travail. A 7 heures 52 précises, Scott Treder cesse définitivement d’être un gars normal. Impression de glissement et… plus de voiture ! Scott – dont la quantité de mouvement n’a pas changé – se retrouve en l’air, à quelques centimètres du bitume, lancé à 30 km/h environ. Scott, rattrapé par la pesanteur, chute sur l’asphalte, où il culbute et se blesse avant de manquer se faire écraser par une voiture en mouvement apparue derrière sa position. Ce phénomène incompréhensible trouve vite une explication qui ne l’est pas moins : Scott a avancé dans le temps d’une journée entière, passant du 13 avril au 14, même heure, même lieu. Rentrant chez lui, il retrouve une femme et un fils morts d’inquiétude. Ce qu’ils ne savent pas encore, c’est que ces sauts temporels vont se répéter, jour après jour, toujours à la même ...

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"Bowie, philosophie intime", du philosophe Simon Critchley est un vagabondage à travers les chansons de Bowie, censé permettre de tirer la substantifique moelle du personnage et de son inauthentique vérité.

Mouais.

On a surtout un long raconto (comme il y a des lamento) de la life de Critchley caractérisée par le fait pas si exceptionnel qu'elle a eu la musique de Bowie pour Bande Originale. Les chansons de Bowie font l'objet d'un commentaire composé sans grand génie, et je doute que quiconque (à moins de tomber de la planète Mars et de ne pas connaitre du tout le personnage) puisse apprendre quelque chose à cette lecture.

Bowie est donc inauthentique, sa vérité est dans l’interprétation, il se joue de tous les codes et refuse de choisir entre homme/alien, homme/femme, straight/gay, and so on... Il crée des personnages (Ziggy) pour les détruire ensuite, surhomme cherchant la destruction, and so on... Il écrit des dystopies ou des contre-utopies (l'auteur - ou le traducteur - ne semble pas arriver à se décider entre les deux termes), and so on... Et il cherche (mais c'est dur) l'amour.
On saupoudre (philosophe oblige) de David Hume (1 fois), de Simone Weil (1 fois), de l'adjectif heideggerien (1 fois), on utilise même être au monde (on n'ose pas écrire Dasein, le rocker est con), et on invoque le grand Friedriech. Et voila.

Cerise sur le gâteau, Critchley cite l'inscription que Bowie a fait mettre sur le bouquet funéraire de son demi-frère schizophrène Terry : "Tu as vu plus de choses que nous ne pouvons en imaginer, mais tous ces moments seront perdus - comme des larmes emportées par la pluie". Mais, en nullos qui n'a pas fait ses devoirs, il oublie juste de signaler que cette phrase sort du final de Blade Runner.

Je me souviens d'un "Rock'n'Philo", de Francis Métivier, qui n'était guère fameux, mais là c'est bien pire dans l'absence d'intérêt. Ma faute aussi, faut que j'arrête d'acheter des livres de philo rock et que j'utilise mon temps à en écouter plutôt. Surtout cette chanson et ses ultimes paroles.


Bowie, philosophie intime, Simon Critchley

Commentaires

Lorhkan a dit…
Je préférerais voir l'expo à Paris...
Gromovar a dit…
Moi aussi. Mais faut trouver l'occasion d'y aller.