The Lion's Tusk - Robert Jackson Bennett

Sache, lecteur, que sortira le 2 septembre Une larme de poison , un excellent roman policier-fantasy de Robert Jackson Bennett  (tome 1 d’un cycle)   dont je disais le plus grand bien après avoir lu la VO . Sache aussi, lecteur, que, si tu lis en anglais, tu peux attendre Une larme de poison en lisant The Lion’s Tusk , une nouvelle qui t’offrira un premier contact avec les deux enquêteurs du cycle. Dans ce court texte qui se passe au cours d’un interminable et ennuyeux voyage vers le Sud, Ana Dolabra (l’enquêtrice) lit le compte-rendu d’une affaire irrésolue vieille de deux siècles (un cold case donc) et, forte de son intelligence hors norme, la résout pour sa distraction et le plaisir de son assistant Dinios Kol – et du lecteur aussi, ça va sans dire. Sache qu’à la lecture de cette nouvelle tu ne découvriras ni les particularités des deux enquêteurs ni le très riche background du Saint Empire de Khanum dans lequel ils vivent et travaillent, mais que tu y croiseras une prem...

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"Bowie, philosophie intime", du philosophe Simon Critchley est un vagabondage à travers les chansons de Bowie, censé permettre de tirer la substantifique moelle du personnage et de son inauthentique vérité.

Mouais.

On a surtout un long raconto (comme il y a des lamento) de la life de Critchley caractérisée par le fait pas si exceptionnel qu'elle a eu la musique de Bowie pour Bande Originale. Les chansons de Bowie font l'objet d'un commentaire composé sans grand génie, et je doute que quiconque (à moins de tomber de la planète Mars et de ne pas connaitre du tout le personnage) puisse apprendre quelque chose à cette lecture.

Bowie est donc inauthentique, sa vérité est dans l’interprétation, il se joue de tous les codes et refuse de choisir entre homme/alien, homme/femme, straight/gay, and so on... Il crée des personnages (Ziggy) pour les détruire ensuite, surhomme cherchant la destruction, and so on... Il écrit des dystopies ou des contre-utopies (l'auteur - ou le traducteur - ne semble pas arriver à se décider entre les deux termes), and so on... Et il cherche (mais c'est dur) l'amour.
On saupoudre (philosophe oblige) de David Hume (1 fois), de Simone Weil (1 fois), de l'adjectif heideggerien (1 fois), on utilise même être au monde (on n'ose pas écrire Dasein, le rocker est con), et on invoque le grand Friedriech. Et voila.

Cerise sur le gâteau, Critchley cite l'inscription que Bowie a fait mettre sur le bouquet funéraire de son demi-frère schizophrène Terry : "Tu as vu plus de choses que nous ne pouvons en imaginer, mais tous ces moments seront perdus - comme des larmes emportées par la pluie". Mais, en nullos qui n'a pas fait ses devoirs, il oublie juste de signaler que cette phrase sort du final de Blade Runner.

Je me souviens d'un "Rock'n'Philo", de Francis Métivier, qui n'était guère fameux, mais là c'est bien pire dans l'absence d'intérêt. Ma faute aussi, faut que j'arrête d'acheter des livres de philo rock et que j'utilise mon temps à en écouter plutôt. Surtout cette chanson et ses ultimes paroles.


Bowie, philosophie intime, Simon Critchley

Commentaires

Lorhkan a dit…
Je préférerais voir l'expo à Paris...
Gromovar a dit…
Moi aussi. Mais faut trouver l'occasion d'y aller.