Les Frères Rubinstein 7 - Pour Klara - Brunscwhig - Le Roux

Voici qu’est arrivé Pour Klara , le tome 7 de la série des Frères Rubinstein (et que, contrairement à ce que je croyais, il ne conclura pas la série) . L’album suit, comme toujours depuis six ans , les destins croisés des frères Rubinstein, Moïse et Salomon. Nés dans le Nord de la France, au sein d’une famille modeste, les deux garçons connurent dès leur jeunesse les affres d’un antisémitisme qui, à l’époque, était vu comme presque acceptable tant il était banal. Deux frères dont les vies sont emportées par les courants d’un temps mauvais contre lesquels ils n’auront cessé de lutter. Deux frères vite séparés, projetés dans des destins si divergents, mais si semblables aussi, tant ils portent conjointement le poids d’un antisémitisme qui, après avoir couvé à bas bruit pendant les premières décennies du vingtième siècle, s’embrase et détruit tout sur son passage, tel un maléfique feu grégeois (On attribue à Hitler cette harangue : « Oui, nous sommes des barbares, et nous voulons être de...

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"Bowie, philosophie intime", du philosophe Simon Critchley est un vagabondage à travers les chansons de Bowie, censé permettre de tirer la substantifique moelle du personnage et de son inauthentique vérité.

Mouais.

On a surtout un long raconto (comme il y a des lamento) de la life de Critchley caractérisée par le fait pas si exceptionnel qu'elle a eu la musique de Bowie pour Bande Originale. Les chansons de Bowie font l'objet d'un commentaire composé sans grand génie, et je doute que quiconque (à moins de tomber de la planète Mars et de ne pas connaitre du tout le personnage) puisse apprendre quelque chose à cette lecture.

Bowie est donc inauthentique, sa vérité est dans l’interprétation, il se joue de tous les codes et refuse de choisir entre homme/alien, homme/femme, straight/gay, and so on... Il crée des personnages (Ziggy) pour les détruire ensuite, surhomme cherchant la destruction, and so on... Il écrit des dystopies ou des contre-utopies (l'auteur - ou le traducteur - ne semble pas arriver à se décider entre les deux termes), and so on... Et il cherche (mais c'est dur) l'amour.
On saupoudre (philosophe oblige) de David Hume (1 fois), de Simone Weil (1 fois), de l'adjectif heideggerien (1 fois), on utilise même être au monde (on n'ose pas écrire Dasein, le rocker est con), et on invoque le grand Friedriech. Et voila.

Cerise sur le gâteau, Critchley cite l'inscription que Bowie a fait mettre sur le bouquet funéraire de son demi-frère schizophrène Terry : "Tu as vu plus de choses que nous ne pouvons en imaginer, mais tous ces moments seront perdus - comme des larmes emportées par la pluie". Mais, en nullos qui n'a pas fait ses devoirs, il oublie juste de signaler que cette phrase sort du final de Blade Runner.

Je me souviens d'un "Rock'n'Philo", de Francis Métivier, qui n'était guère fameux, mais là c'est bien pire dans l'absence d'intérêt. Ma faute aussi, faut que j'arrête d'acheter des livres de philo rock et que j'utilise mon temps à en écouter plutôt. Surtout cette chanson et ses ultimes paroles.


Bowie, philosophie intime, Simon Critchley

Commentaires

Lorhkan a dit…
Je préférerais voir l'expo à Paris...
Gromovar a dit…
Moi aussi. Mais faut trouver l'occasion d'y aller.