An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

Dictateur d'opérette


Je ne suis pas un grand fan de Superman, je ne l’ai jamais été. Trop simple, trop monolithique, trop omnipotent à mon goût. Une sorte d’enfant à l’âme binaire dans un corps de géant. Ya qu'à voir sa sexualité...

Ceci explique peut-être pourquoi j’ai été très déçu par "Superman Red Son", une uchronie, parait-il, dans laquelle le bébé Kal-El serait tombé non aux USA mais en Union Soviétique. J’espérais voir le si pur héros se débattre au cœur du système soviétique et de ses luttes de pouvoir, être complice – involontaire ou pas – d’atrocités, participer personnellement à des actions stakhanovistes, découvrir, pourquoi pas, la vérité sur le système concentrationnaire soviétique, réaliser à la dure que « les faits sont têtus » (comme disait l’autre) et que tous les pouvoirs du monde ne sauraient suffire à faire du monde un paradis (Alan Moore l’avait déjà montré vingt ans avant me semble-t-il) – j’aurais dû comprendre où je tombais quand je vis Lex Luthor proposer une formule pour « équilibrer le budget fédéral », quelle imbécillité.
Mais non. Je n'ai rien vu de tout ça.

Ce qu’offre "Superman Red Son" c’est uniquement une sorte d’hommage au personnage original dans lequel il revisite lieux et personnages de la saga sous l’angle d’un autre développement historique dans lequel, hélas, rien n’est creusé sur le plan politique. Cet Otherland a sûrement charmé les fans de Superman qui y ont trouvé une occasion de voir le même sous les traits de l’autre. Il ne saurait satisfaire quelqu’un qui fondamentalement se fout de Superman mais qui aurait bien aimé voir quelle aurait pu être sa vie et sa trajectoire dans le monde dystopique de Staline.

Il paraît que Millar a voulu dénoncer par l’absurde la politique de Bush de War on Terror et d’Expansion de la démocratie. Ma foi… Il ne s'est pas beaucoup fatigué.

On notera des dessins pas géniaux sauf pour certaines planches très réussies dans le style "Réalisme soviétique". La couverture en est un bon exemple.

Superman Red son, Millar, Johnson, Plunkett

Commentaires

Efelle a dit…
Je l'avais feuilleté en librairie et n'avait pas été convaincu non plus. Bah, Superman c'est chiant de toute façon...
Gromovar a dit…
Yep. Pas mieux.
Lorhkan a dit…
J'avais bien aimé, mais je suis novice en Superman.^^
Par contre, je suis d'accord avec toi : le scénario ne va vraiment pas assez loin. Il y avait tellement mieux à faire...
Gromovar a dit…
Ah oui, il y aurait eu tant à raconter. L'URSS est plus un fond qu'autre chose dans ce comic. Dommage.